La hausse des prix des produits de première nécessité poursuit son allure inquiétante dans la ville de Bujumbura. Les ménages disent qu’ils vivent dans des conditions difficiles et demandent à l’Etat de prendre des mesures urgentes pour inverser la tendance.
La hausse des prix des produits de première nécessité poursuit son allure inquiétante dans la ville de Bujumbura.
Dans une visite effectuée jeudi le 16 octobre 2025 au marché de Cotebu situé dans la zone Ngagara, il a été constaté que le niveau des prix des produits de première nécessité reste élevé.
Un kg de haricot de type Kinure s’achète à 3000 FBu, un kg de maïs à 2200 FBu, un kg des oignons à 4000 FBu, un litre et demi d’huile de palme à 13000 FBu et un litre et demi d’huile de coton à 20 000 FBu.
Un sac de 25 kg de farine de maïs (isembe) s’achète à 100 000 FBu. Le pire s’observe sur le coût du riz. Un kg de riz de dernière qualité s’achète à plus de 6500 FBu. Un litre de lait s’achète à 5000 FBu.
Les consommateurs sur le qui-vive
Les consommateurs vivant dans la ville de Bujumbura qui se sont entretenus avec Burundi Eco lancent un cri d’alerte. Ils disent qu’il est devenu difficile de prendre en charge leurs familles suite à la cherté des produits de première nécessité. «Mes enfants mangent à peine deux fois par jour. Il arrive même des cas où ils mangent une fois par jour», s’inquiète Pierre Niyonkuru, habitant la zone Cibitoke.
Il argue qu’il ne peut pas trouver un montant qui varie entre 25 000 FBu et 30 000 FBu nécessaire par jour pour parvenir à les prendre en charge convenablement.
Chadia Nzitonda habitant la zone Kinama n’y va pas par quatre chemins. Elle fait savoir que la hausse des prix de première nécessité qui s’observe actuellement constitue un grand danger pour la communauté de la ville de Bujumbura. Nos revenus sont si limités qu’on ne parvient plus à couvrir les besoins vitaux, explique-t-elle.
Des mesures urgentes sont nécessaires
Ils demandent à l’Etat de prendre des mesures urgentes pour freiner l’allure inquiétante de la hausse des prix des produits de première nécessité qui s’observe actuellement. Sinon, le peuple burundais sera sommé de quitter le pays pour aller à la recherche de là où l’herbe est encore verte, car à l’impossible nul n’est tenu.
Que disent les commerçants ?
Les commerçants expliquent que cette hausse des prix des produits de première nécessité a pour origine le coût de transport élevé aggravé par la pénurie du carburant, la pression fiscale et la cherté des devises.
Selon ces derniers, si l’Etat ne détaxe pas les denrées alimentaires et ne disponibilise pas le carburant pour faciliter le transport, ils indiquent que la hausse des prix de ces produits est loin d’être maîtrisée.
L’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) affirme que le niveau de la hausse des prix des produits de première nécessité est actuellement alarmant. Pierre Nduwayo, président de cette association demande à l’Etat de valoriser la monnaie locale. Dans ce sens, le pouvoir d’achat de la population s’améliorera.
L’ouverture du pays à la communauté internationale est aussi une nécessité car, même si le gouvernement ne cesse pas de demander à la population de booster la production agricole, cela ne suffit pas.
Notons que cette situation s’observe au moment où le taux de change sur le marché parallèle est entrain de chuter pour des raisons non encore connues.