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Horticulture, pêche et aquaculture : Le Burundi lance la collecte des données sur ces modules

Après dix jours de formation des candidats agents enquêteurs à Bujumbura, le Bureau central de recensement (BCR) s’apprête à déployer les équipes chargées de collecter les données sur l’horticulture, la pêche et l’aquaculture. Cette opération, qui s’étendra de juillet 2026 à mai 2027, constitue une étape clé du Recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage.

Nicolas Ndayishimiye, président du Bureau Central du Recensement (BCR), a rappelé aux agents enquêteurs que la qualité des enquêtes repose sur une collaboration entre l’administration et la population. (Photo : RTNB)

Le Bureau central du recensement (BCR) a clôturé, le 22 juillet à Bujumbura, la formation des candidats agents enquêteurs chargés des modules « horticulture » et « pêche-aquaculture ». Organisée du 13 au 22 juillet 2026, cette formation prépare le lancement de la collecte des données sur le terrain dès la semaine suivante. Lors de la cérémonie de clôture de cette formation, le président du BCR, Nicolas Ndayishimiye, a rappelé que cette opération s’inscrit dans le Recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage, amorcé avec la phase de cartographie en mai 2023.

Selon lui, les modules horticulture et « pêche-aquaculture » viennent compléter le dispositif du Recensement général de l’agriculture et de l’élevage. La collecte des données se déroulera de juillet 2026 à mai 2027 et permettra de disposer de statistiques fiables, actualisées et détaillées sur ces filières. Ces informations serviront notamment à améliorer la connaissance des productions agricoles, à orienter les politiques publiques et à renforcer la planification du développement du secteur agro-pastoral.

Des enquêteurs formés pour garantir la qualité des données

Le président du BCR a indiqué que cette collecte se déroulera parallèlement à l’Enquête nationale agricole rénovée du Burundi pour la saison culturale C, dont les opérations de terrain se poursuivront jusqu’en septembre 2026. Avant le démarrage des enquêtes, plusieurs activités préparatoires ont été réalisées, notamment l’élaboration et la validation des outils de collecte, le recrutement des agents de terrain et l’organisation des formations destinées aux superviseurs, contrôleurs et enquêteurs.

Ces formations ont porté sur les concepts méthodologiques, les procédures de collecte, l’utilisation des outils de travail ainsi que les exigences relatives à la qualité, à l’exhaustivité et à la confidentialité des informations recueillies. A l’issue de la formation, les agents enquêteurs seront déployés dans les différentes zones de dénombrement sélectionnées. Ils viendront renforcer les équipes déjà mobilisées dans le cadre de l’Enquête nationale agricole rénovée.

Le BCR appelle à la mobilisation de tous les acteurs

M.Ndayishimiye a insisté sur le rôle déterminant de la communication et de la mobilisation sociale dans la réussite de cette opération statistique. Il a rappelé que la qualité des enquêtes repose sur une collaboration étroite entre les agents de terrain, l’administration et la population. Les enquêteurs auront pour mission de recueillir des informations fiables auprès des exploitants agricoles et des ménages concernés, tandis que les autorités administratives devront faciliter leur travail et mobiliser les communautés.

Le président du BCR a également souligné le rôle des médias considérés comme des partenaires stratégiques pour informer les citoyens, renforcer leur confiance et favoriser leur participation aux enquêtes. Le BCR invite ainsi les populations des zones échantillonnées à accueillir favorablement les agents enquêteurs qui seront dûment identifiés, et à répondre avec sincérité aux questionnaires. Les informations collectées, a-t-il rassuré, resteront strictement confidentielles et seront utilisées exclusivement à des fins statistiques.

Enfin, le Bureau central du recensement demande aux autorités administratives, notamment aux gouverneurs de provinces, aux administrateurs communaux et aux responsables locaux, d’accompagner les équipes de terrain, de faciliter leur accès aux ménages concernés et d’appuyer les activités de sensibilisation. « La réussite de la collecte des données sur les modules horticulture, pêche et aquaculture dépend de l’engagement de tous les acteurs », a conclu M. Ndayishimiye, appelant l’ensemble des Burundais à se mobiliser pour produire des statistiques agricoles de qualité au service du développement du pays.

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