La conférence de presse trimestrielle des porte-paroles des ministères et institutions publiques s’est déroulée en province Muramvya vendredi le 25 mars 2016. La séance a attiré l’attention de Burundi Eco sur certaines questions. Suivez.
Les caisses en bonne état
Selon Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances, la décision prise par l’Union Européenne de suspendre les aides n’empêchera pas la réalisation des grands chantiers du gouvernement prévus dans le budget 2016. « La gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, la gratuité de l’école fondamentale, la gratuité des soins pour les mères en couche et l’assistance aux sinistrés sont par exemple des projets qui seront toujours assurés », tranquillise-t-il. Cependant, indique M.Musharitse, l’U.E. a cherché des prétextes pour diminuer l’aide qu’elle accorde au Burundi en 2014 et en 2015. «Voilà qu’en 2016, l’U.E . a suspendu finalement l’aide. Cependant l’Etat s’était préparé bien avant pour faire face à cette situation. C’est pourquoi il est en train de faire tout son possible pour financer le déficit. Par ailleurs, quand on devient handicapé, on apprend à boîter », fait-il remarquer. M.Musharitse rassure que les devises disponibles dans le trésor public sont suffisantes. Il avoue que même si les devises vont diminuer suite à la suspension de l’aide par l’U.E, il y a encore d’autres ressources. Il cite les devises qui entrent avec l’exportation du café, du thé ainsi que celles apportées par les investisseurs.
Nécessité de la comparution des responsables des médias
Agnès Bangiricenge, porte-parole de la Cour Suprême précise que ce qui fait trainer l’avancement des dossiers ce sont les enquêtes qui restent en suspens. « Pour clôturer avec les enquêtes, il faut que les responsables des médias dont les programmes ne sont pas encore rouverts comparaissent », signale-t-elle. En ce qui est des stations dont les programmes sont déjà rouverts alors qu’il y a des journalistes qui y travaillaient et qui sont maintenant poursuivis par la justice, Mme Bangiricenge éclaire : « Ces journalistes sont poursuivis individuellement suite au rôle qu’ils ont joué dans le putsch manqué du 13 mai 2015 et non au nom des stations pour lesquelles ils travaillaient ».
Patience chez les fans de la RTNB
Rémy Ndayishimiye, porte-parole du ministère des Postes, des Technologies de l’Information, de la Communication et Médias avoue qu’il y a une partie de la population qui ne regarde plus la télévision et qui n’écoute plus la radio. Il informe que le matériel utilisé aujourd’hui est vieux. «Si nous tenons à remplacer ce matériel ce serait une double perte. Cela parce que le matériel vétuste concorde avec le système analogique que nous sommes en train de dépasser ». M.Ndayishimiye invite la population à la patience. Il certifie qu’avec les moyens disponibles, la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB) est capable de s’acheter un nouveau matériel conforme au nouveau système numérique. M.Ndayishimiye notifie que d’ici la fin de l’année la RTNB fonctionnera normalement.
Un cycle supérieur à deux promotions
D’après Juma Edouard, porte-parole du ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique les élèves de la 9ème année qui étudient dans le nouveau système et ceux de la 10ème année qui étudient dans l’ancien système vont être orientés dans les mêmes sections. « Toutefois, pour être retenu au cycle supérieur, ces élèves vont passer des tests différents », indique-t-il. En ce qui est des inquiétudes comme quoi ces élèves ont des niveaux différents, M.Juma informe qu’aujourd’hui les élèves de la 9ème sont mieux préparés à entrer au cycle supérieur que ceux de la 10ème année.
Pas de négociations
« Il n’y a pas de groupes armés au Burundi. Plutôt il y a des terroristes », déplore Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement. Il fait savoir alors qu’il n’est pas question de négocier avec des terroristes. « Le sort d’un terroriste est internationalement connu. Lorsqu’il est attrapé, il est traduit en justice », insiste-t-il.
Le Gouvernement et l’Eglise catholique en bons termes
« Les relations entre l’Eglise catholique du Burundi et le Gouvernement sont globalement bonnes», affirme M. Nzobonariba. Seulement, il fait remarquer que quand les évêques catholiques lancent des communiqués, il y a des oreilles qui croient qu’ils sont de leur côté. Ce qui peut susciter un comportement de déviationniste de la part de ceux-ci.
Probabilité de retrait total des motos de la circulation
Pierre Nkurukiye, porte-parole du ministère de la Sécurité Publique prévient que si les motos continuent à être utilisées dans la perturbation de la sécurité, les organes qui ont pris la décision de les retirer de la circulation dans la commune Mukaza peuvent le faire aussi pour les autres communes de la mairie. En ce qui est du sort réservé aux véhicules qui sont utilisées pour perturber la sécurité, M.Nkurikiye assure que la quasi-totalité de ces véhicules ont été saisis par la police.
La CNTB travaille-t-elle au ralentit ?
Dieudonné Mbonimpa, porte-parole de la Commission Nationale des Terres et autres Biens (CNTB) atteste que le travail de la CNTB n’est plus contesté comme du temps de Monseigneur Sérapion Bambonanire. « Au temps de Monseigneur, tout était médiatisé et, partant, devenait public. Aujourd’hui, la population a déjà compris le rôle de la CNTB et les différends liés à la terre et aux autres biens sont réglés à l’amiable. Plus besoin donc de médiatisation, plus de publicité», martèle-t-il.
L’Ombudsman en bonne santé
Juma Rukumbi, porte-parole de l’institution de l’Ombudsman témoigne que la santé de l’ombudsman va mieux aujourd’hui. Il est convaincu qu’avec fin mai 2016 son état de santé pourra lui permettre de vaquer normalement à ses activités.
Notons que le thème du jour était : « A une question bien posée, la bonne réponse »