Lors de la 7ème édition du Burundi Economic Summit 2025, les experts ont proposé des secteurs prioritaires qu’il faut développer pour tirer profit de l’intégration à la ZLECAf. Il s’agit des infrastructures de transport, énergétiques et numériques. Et d’ajouter le secteur agro-industriel, le secteur minier, le tourisme, la diplomatie économique, l’exportation des boissons Brarudi et de l’eau minérale, etc.
Professeur Dr Hicham El Moussaoui : «Je demande au gouvernement du Burundi de développer le secteur de l’agro-industrie pour créer de l’emploi pour les jeunes qui terminent leurs études et enfin développer une économie inclusive ».
Le développement des infrastructures de transport par le Burundi est une impérieuse nécessité pour profiter des avantages qu’offre la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), a précisé le 16 septembre 2025 Boaz Nimpe, secrétaire général de l’Association des Banques et Etablissements Financiers (ABEF) à l’occasion de la 7ème édition du Burundi Economic Summit 2025 organisée par la CDE great lakes en collaboration avec l’Agence de Développement du Burundi (ADB) et la Chambre Fédérale du Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB).
Selon lui, le transport routier est développé. Pourtant, cela ne suffit pas. Le développement du transport ferroviaire et lacustre est une urgence pour se connecter facilement avec les autres pays de la sous-région, fait remarquer Nimpe.
Grâce au transport lacustre à travers le lac Tanganyika, il fait savoir que pas mal de gens peuvent visiter facilement les pays comme la Zambie, Zanzibar, etc à bord des bateaux de croisière.
Le développement des infrastructures énergétiques et numériques, incontournable
Selon toujours Nimpe, le développement des infrastructures énergétiques et numériques par le Burundi est également incontournable pour profiter de l’intégration à la ZLECAf.
L’économie mondiale est basée sur le numérique, renchérit Michèle Mukeshimana, expert en informatique et professeur à l’Université du Burundi. Selon elle, toute personne qui s’éloignerait de cela se trouverait enclavé par rapport à la connexion aux océans et aux mers. Et cela sera possible si l’énergie est disponible.
Arsène Mugenzi, directeur général de l’Agence de Régulation des Marchés de Capitaux (ARMC) demande à l’Etat de booster la production des boissons de la Société Brarudi pour les exporter et gagner des devises, car il a été constaté que ces produits sont bien appréciés dans la sous-région.
Selon toujours lui, l’exportation de l’eau minérale par le Burundi est une autre stratégie pour développer le pays, car il en dispose à tire larigot.
De plus, Mugenzi indique que le pays devrait prendre toutes les mesures possibles pour tirer profit de la qualité des produits d’exportation tels que le café et le thé, car nul n’ignore que les consommateurs étrangers apprécient la qualité de ces derniers.
Arsène Mugenzi, directeur général de l’ARMC ꓽ «le pays devrait prendre toutes les mesures possibles pour tirer profit de la qualité des produits d’exportation tels que le café et le thé, car nul n’ignore que les consommateurs étrangers apprécient la qualité de ces derniers ».
Le tourisme, à valoriser
Selon toujours lui, le développement du tourisme devrait être pris en compte pour tirer profit de l’intégration à ZLECAf. « Le Burundi a sa propre identité et histoire qu’il faut valoriser. Cela pourrait être fait à travers la mise en place des musées qui relatent notre histoire », poursuit-il.
A cela s’ajoute la valorisation de l’endroit où le Héros de l’Indépendance a été assassiné. Selon la journaliste Floriane Irangabiye, si cet espace est bien entretenu, il pourrait attirer pas mal de visiteurs provenant de l’étranger. A titre illustratif, il y en a qui souhaitent voir le fauteuil sur lequel le Prince Louis Rwagasore était assis le jour de son assassinat.
Le développement du secteur minier, une priorité
Révérien Nizigiyimana, directeur général de l’ADBꓽ « le développement du secteur minier devrait être une des priorités de l’Etat ».
Révérien Nizigiyimana, directeur général de l’ADB ajoute à cela le développement du secteur minier pour se développer. Le sous-sol burundais est riche en ressources minières. Pour cela, le pays devrait prendre le taureau par les cornes pour en tirer profit.
Professeur Dr Hicham El Moussaoui, expert en économie d’origine marocaine demande au gouvernement du Burundi de développer aussi le secteur de l’agro-industrie pour créer de l’emploi pour les jeunes qui terminent leurs études. Cela permettra au Burundi de développer une économie inclusive.
De surcroît, cet expert indique que la promotion de l’éducation pour former d’une main d’œuvre suffisante et compétente s’avère une nécessité.
«Nous sommes au centre d’un grand marché constitué de pays comme la RDC, la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, etc. Mais pour en profiter, le développement de la diplomatie économique s’avère nécessaire », ajoute Hon Jean Ciza, ex gouverneur de la BRB.
Ciza demande alors de moderniser l’aéroport Melchior Ndadaye et de mettre en place d’un cadre légal et règlementaire attractif pour gagner le pari. C’est un cadre qui viendra pour motiver et protéger les investisseurs.