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Interventions du FIDA au Burundi : Un nouveau projet pour 235 mille ménages

Le Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B) vient d’être approuvé par le Conseil d’Administration du FIDA. 235 mille nouveaux ménages, soit près de 1 175 000 personnes seront concernés. Cela au moment où les interventions du FIDA bénéficient actuellement à 713 000 ménages

« Le Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B) vient d’être approuvé par le Conseil d’Administration du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) la semaine dernière », précise Aissa Touré, représentante du FIDA au Burundi. C’était ce mardi 18 décembre 2018, à l’occasion de la journée d’information sur les réalisations des projets et programmes appuyés par le FIDA au Burundi de 2009 à 2018.

Pour Mme Aissa Touré, le nouveau projet sera financé à hauteur de 101 millions USD. Ce qui permettra d’atteindre 235 000 nouveaux ménages, soit près de 1 175 000 personnes. Sa zone d’intervention serait constituée par les provinces de Kayanza, Muyinga et Ngozi.  PIPARV-B vise à renforcer l’intensification des productions agricoles, la population rurale sans terres étant sa priorité.

Par ailleurs, le programme conjoint du gouvernement de la République du Burundi et du FIDA est composé de six projets actifs. « Ceux-ci ont une valeur de près de 383 millions USD dont environ 140 millions USD sur financement du FIDA. Ces interventions bénéficient à 713 000 ménages sur le territoire national », fait remarquer Mme Aissa Touré.

Aissa Touré, représentante du FIDA au Burundi : « L’engagement avec le secteur privé, la professionnalisation de la finance rurale inclusive et la résilience des investissements aux effets du changement climatique reste une préoccupation »

Les interventions conjointes, selon elle, ont contribué au repeuplement du cheptel, à la restauration de la fertilité des sols, aux aménagements des marais, plaines et bassins versants, au développement des infrastructures de désenclavement et de stockage….

« Au fil des interventions, notre approche filières, notamment celle du riz ou du lait a pris la forme en intervenant sur l’ensemble des segments, de la production aux marchés avec des résultats tangibles sur le riz. Les rendements sont passés de 1, 5 tonnes à 5 tonnes par hectare dans les marais aménagés. La production moyenne de lait est passée de 2 litres par jour pour une vache de race locale à 6 litres », se réjouit Mme Aissa Touré.

Toutefois, indique-t-elle, l’engagement avec le secteur privé, la professionnalisation de la finance rurale inclusive et la résilience des investissements aux effets du changement climatique reste une préoccupation.

Les projets financés par le FIDA appréciés

Selon Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, le partenariat avec le FIDA est un partenariat à impact concret et visible. « Il apporte des solutions aux besoins de la population », précise-t-il.

M.Rurema affirme que le gouvernement du Burundi apprécie hautement les financements du FIDA et ses approches d’interventions. « Ils répondent aux priorités du gouvernement pour le développement du monde rural », signale-t-il. Par exemple, martèle M.Rurema, le FIDA a appuyé le développement du secteur agricole via l’aménagement de 7 mille 500 hectares de marais et l’introduction  de diverses innovations tel le système de riziculture intensif, la multiplication des semences, les champs écoles producteurs…

Et de renchérir : « Le FIDA est intervenu également dans le secteur de l’élevage en distribuant 16 mille 274 bovins dans le cadre du repeuplement du cheptel, de la prévention de certaines épidémies, de la promotion de la transformation agro-alimentaire…et de la préservation de l’environnement à travers la protection de 84 348 hectares de bassins versants par les fossés antiérosifs végétalisés avec les graminées fourragères … ».

Le FIDA a promu, d’après toujours M.Rurema, l’emploi en créant 17 095 emplois dans la composante emplois jeunes et beaucoup d’autres interventions. Ce qui a contribué à l’amélioration du niveau de vie des ménages dans le monde rural, car la production agricole et les revenus des ménages ont augmenté.

Sonia Mbonihankuye, originaire de Bugendana dans la province Gitega (centre du pays) est bénéficiaire des projets financés par le FIDA. Ayant bénéficié d’un bovin, elle témoigne que celui-ci lui a déjà donné huit veaux. « J’en ai vendu six pour une valeur de 5 millions 200 mille FBu. Pour le moment, j’ai réhabilité ma maison, j’ai acheté des propriétés foncières et une moto pour se déplacer. Je prévois acheter un véhicule d’ici 2024 », renchérit-elle.

Il en est de même pour Adelin Nsanzuruvugo, de la commune Ngozi dans la province de Ngozi (Nord du pays). « Avant d’avoir un bovin que m’a offert un projet financé par le FIDA, mon solde bancaire n’atteignait pas 100 mille FBu. Actuellement, il arrive que mon compte bancaire soit créditeur de plus d’ 1 million de FBu. Ce qui m’a permis d’améliorer mon niveau de vie et de faciliter le paiement des études pour mes enfants », certifie-t-il.

Le FIDA appuie le Burundi depuis 28 ans. Les projets qu’il finance couvrent aujourd’hui 14 des 17 provinces du pays.

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