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«Iron and Steel» élargit sa gamme de produits

La direction générale de la société « Iron and Steel » affirme que cette dernière se porte bien. Sa production a doublé passant de 20 tonnes de fers à béton par jour à 40 tonnes de fers à béton par jour. Comme prévu, elle précise qu’elle va produire les casseroles et l’oxygène. Les machines pour le faire sont déjà installées

Il est 9 heures mardi le 2 avril 2019. A notre passage à « Iron and Steel », certains ouvriers s’activaient à fabriquer des fers à béton au rythme des moteurs. Une grande flamme sort du haut-fourneau. Une chaleur accablante mêlée à de la fumée vous repousse lorsque vous vous approchez de ce haut-fourneau.

D’autres ouvriers déchargent deux camions remplis de déchets métalliques. Donatien Niyongere, chef des opérations à « Iron and Steel » montre avec son doigt la quantité de matière première qui a doublé. Et de renchérir avec un visage souriant : « C’est réel, la production de l’entreprise évolue positivement et cela rentabilise le job ».

Les machines pour fabriquer l’oxygène et les casseroles sont déjà installées. Dans un sommeil profond, elles attendent successivement l’arrivée des cylindres et le raccordement à l’électricité pour commencer à jouer leur rôle.

La production va crescendo

« Iron and Steel signifie fer à béton. C’est donc une entreprise qui produit du fer à béton à partir des déchets métalliques depuis 2012. Au début, la production oscillait autour de 20 tonnes de fers à béton par jour. Maintenant nous en sommes à 40 tonnes de fers à béton par jour », indique Muraly Reddy, directeur général d’Iron and Steel.

La création d’« Iron and steel » a été motivée par la volonté de recycler les restes de la ferraille abondante au Burundi. C’est aussi la création de l’emploi et le paiement des taxes pour contribuer à l’amélioration de l’économie.

Maintenant, le chiffre d’affaires de cette société est de 6 milliards de FBu. En tant qu’assujettie à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), toute taxe exigée par la loi est payée. L’entreprise emploie actuellement 216 salariés dont 160 permanents, fait remarquer le directeur général. Pour augmenter la production, M.Muraly Reddy précise que l’entreprise tourne 24 heures sur 24 heures, les ouvriés travaillant à tour de rôle.

L’entreprise a augmenté les déchets métalliques dont elle s’approvisionne. Ils varient entre 600 tonnes et 800 tonnes actuellement par mois alors qu’avant, ils se situaient entre 300 et 400 tonnes par mois. Un kilo de déchets métalliques s’achète entre 200 FBu et 450 FBu selon la dureté

Les machines pour produire l’oxygène et les casseroles (Safuriya Burundi) sont déjà installées à « Iron and Steel ». Ce qui permettra la création de plus de 150 nouveaux emplois

La production de l’oxygène et des casseroles pour bientôt

Le directeur général d’« Iron and Steel » annonce que les machines pour produire l’oxygène et les casseroles (Safuriya Burundi) sont déjà installées. Ce qui permettra la création de plus de 150 nouveaux emplois.

Pour la production de l’oxygène, il ne reste que les cylindres pour commencer. Ceux-ci sont en commande en Chine et leur arrivée au Burundi est attendue d’ici deux mois.

L’entreprise projette de produire 80 cylindres par jour.

Quant à la production des casseroles, les machines sont prêtes et la matière première pour la production de l’aluminium est sur place. Il ne reste que le raccordement à l’électricité. « Les procédures sont en cours depuis le début de l’année », rassure M.Muraly Reddy.

La production des casseroles est projetée à 10 tonnes par jour.

Les exportations approvisionnent l’entreprise en devises

Le patron d’« Iron and Steel » informe que son entreprise exporte environ 200 tonnes de fers à béton vers la République Démocratique du Congo (RDC). Les devises rapatriées sont utilisées pour payer les fournisseurs des matières premières dont l’entreprise a besoin. Celles-ci sont par exemple les ferro silico manganèses, les graphites powder, les acides boriques…

Cherté du courant électrique

« Iron and Steel » paie à la Regideso le courant électrique utilisé chaque mois une somme de plus de 150 millions de FBu. Lorsqu’on allume une machine grand haut fourneau, le courant électrique consommé est de soit 1, 2, soit 1, 5 voire 2, 5 MGW. 

Avec la production de l’oxygène et des casseroles, l’entreprise aura besoin de 100 KW et 150 KW de plus, d’où des dépenses supplémentaires.

Le prix du fer à béton produit dans cette usine varie en fonction du diamètre. Celui de 10 mm de diamètre s’achète à 13 500 FBu la pièce, celui de12 mm de diamètre à 18 500 FBu la pièce et celui de 16 mm de diamètre s’achète à 34 000 FBu la pièce.

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