Selon les chiffres donnés par l’ISTEEBU, 90% des personnes au Burundi évoluent dans le secteur agricole avec 58,3% de jeunes. Pour Youth Agribusness Incubator (YAIN), il ne faut seulement pas penser à produire. Il serait sage de penser écouler ce qu’on a produit
Il a été constaté que la population urbaine est beaucoup plus attirée à consommer étranger que local. Cependant, les produits locaux seraient de bonne qualité. D’après Aristide Ihorimbere, la population urbaine a besoin d’être éveillé afin de consommer les produits des entreprises locales. Ainsi c’est dans le cadre du projet KUGASARURIRO YOUTH MARKET que l’incubateur YOUTH AGRIBUSINESS INCUBATOR (YAIN) a organisé lundi le 28 octobre 2019 un panel de connexion des produits des entreprises des jeunes.
Qu’en est-il du projet ?
Ces derniers jours, on a tendance à inviter la jeunesse à investir dans l’agrobusiness. Ainsi, beaucoup de jeunes se sont intéressés à produire, mais manquent où écouler leurs produits. « Avant de produire, il fallait penser à l’écoulement des produits. En conséquence, KUGASARURIRO YOUTH MARKET est un lieu où les jeunes entrepreneurs membres de YAIN amènent leurs produits pour les vendre. YAIN veut que ce milieu de dépôt soit un milieu de business qui génère de l’argent pour les jeunes entrepreneurs au lieu d’être un simple lieu de stockage de leurs produits.
L’industrie agro-alimentaire a une double mission de produire des aliments solubles et de bonne qualité
KUGASARURIRO YOUTH MARKET est un projet dont l’objectif est de connecter les produits des entreprises sur le marché local, régional et international et permettre aux producteurs ruraux de pouvoir commercialiser leurs produits. Le président de YAIN a indiqué que c’est dans le but de faciliter le projet KUGASARURIRO YOUTH MARKET à accroitre le nombre de clients des produits des entreprises des jeunes
Via ce projet, 18 entreprises ont été connectées sur le marché, 5 ont déjà des contrats avec les hôtels et alimentations de la ville de Bujumbura et 3 emplois permanents ont été créés.
L’industrie agro-alimentaire soumise à beaucoup d’obligations
L’industrie agro-alimentaire a une double mission de produire des aliments solubles et de bonne qualité. Les règlements officiels imposent également aux entreprises des conditions de production particulières d’une part et les entreprises se fixent elles-mêmes des standards afin de se démarquer de leurs concurrents, d’autres parts. Ainsi, pour contrôler le respect des normes publiques et des standards privés, le système le plus fréquent est la certification.
Toutefois, ces agro-industries naissantes sont confrontées aux problèmes de certification, afin que leurs produits soient concurrentiels. Dans ce panel, il était question également de faire savoir le rôle des institutions étatiques dans la facilitation et la promotion de la mise sur le marché local et international des produits des jeunes entrepreneurs.
D’après Aristide Ihorimbere, président de YAIN, l’Agribusiness est le meilleur canal de création d’emplois des jeunes dans un pays agricole comme le Burundi. Il a invité les ONGs à appuyer l’agrobusiness. « L’agribusiness est un monde émergent et plus dynamique dans la région », a fait savoir la représentante résident du FIDA. Pour elle, la promotion du secteur est un processus de long terme, mais qui nécessite de gros investissements. A rappeler que l’agro-industrie contribue à 39,6% au PIB et 84% à la création d’emploi, selon les statistiques de 2016.