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L ’ONATOUR au bord du gouffre

Le manque de matières premières, de personnel qualifié et d’équipements suffisants est à l’origine de la faible production observée à l’Office Nationale de la Tourbe (ONATOUR). Pour cela, elle enregistre des arriérés de 4 milliards de FBu.

Les parlementaires s’inquiètent des mauvaises performances de l’Office National de la Tourbe (ONATOUR)

   

Les parlementaires s’inquiètent des mauvaises performances de l’Office National de la Tourbe (ONATOUR). En s’adressant au ministre en charge des mines Hassana Kibeya le 16 octobre 2025, ces représentants du peuple se demandent pourquoi cette société de l’Etat enregistre encore des résultats mitigés malgré qu’elle date de longtemps (1977).

A cette occasion, Kibeya leur a expliqué que cette situation est liée au manque d’équipements suffisants tels que les tracteurs, etc. Le pire est que le peu d’équipements disponibles sont dans un état vétuste. Lorsqu’ils tombent en panne, la réparation n’est pas facile, car il y a un manque de pièces de rechange.

De plus, le manque de matières premières telles que les liants pour la transformation de la tourbe empire la situation. Selon Kibeya, cela fait que les travaux s’arcboutent.  Pour le moment, seulement 4 sites sur 9 disponibles sont exploités.

 4 milliards d’arriérés à l’ONATOUR

Selon kibeya, cela fait que la production de l’ONATOUR soit mauvaise et qu’elle perde certains marchés. Et, pour le moment, elle enregistre des arriérés estimés à 4 milliards de FBu.

Il argue que quand il y a un élément qui ne fonctionne pas, c’est compréhensible que toute la chaine de valeur s’arrête.

Malgré la situation alarmante de cette société de l’Etat, Kibeya indique que le Burundi regorge de beaucoup de réserves tourbières. Sur les 4 sites fonctionnelles, il y a 43 millions de tonnes de réserves tourbières.

Il explique que dans les conditions normales, chaque site peut être exploité pendant plus de 50 ans. Et d’ajouter que les recherches montrent qu’il y a encore d’autres endroits dont leur sous-sol contient de la tourbe.

Si cette société est dotée d’équipements et le personnel qualifié suffisant, Kibeya affirme qu’elle est capable de booster la production et d’atteindre la vision du Burundi émergent en 2040 et du Burundi développé en 2060.

Notons que la population attend toujours le lancement du projet de production des briquettes carbonisées fabriquées à base de la tourbe par l’ONATOUR. Ce projet a en effet pour objectif de protéger l’environnement en substituant le charbon de bois par des briquettes carbonisées.  Isidore Mbayahaga, directeur général de cette société a précisé ces derniers jours que, 10 000 tonnes de briquettes permettront de préserver 80 hectares de forêts et que l’usine de fabrication des briquettes carbonisées aura la capacité de production de 140 tonnes de briquettes par jour.

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