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La BCB affiche des résultats solides pour l’exercice 2025

Réunis en assemblée générale le 24 mars 2026 à Bujumbura, les actionnaires de la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB) ont salué des performances jugées solides pour l’exercice 2025. Malgré un environnement économique difficile, l’institution bancaire a enregistré une croissance de ses dépôts et de ses crédits tout en renforçant son rôle dans le financement de l’économie burundaise. Le président du conseil d’administration, Eric Ngendahayo a également dévoilé les priorités stratégiques de la banque pour les prochaines années, axées notamment sur le soutien aux petites et moyennes entreprises et la transformation digitale.

La Banque de Crédit de Bujumbura (BCB) clôture l’exercice 2025 sur une note positive. Lors de la présentation des résultats à l’issue de l’assemblée générale des actionnaires, le président du conseil d’administration, Eric Ngendahayo, a souligné que ces performances ont été réalisées dans un contexte économique exigeant. Selon lui, l’année 2025 s’est déroulée dans un environnement marqué par diverses contraintes économiques, mais la banque a réussi à maintenir une trajectoire de croissance durable. Plusieurs indicateurs financiers illustrent cette dynamique. Les dépôts ont progressé de 22 %, tandis que les crédits ont connu une hausse de 21 %. Le produit net bancaire a également enregistré une augmentation de 21 %.

Le résultat net, quant à lui, a progressé de plus de 8 %, atteignant plus de 39 milliards de francs burundais. Pour les dirigeants de la banque, ces performances traduisent non seulement la solidité du modèle économique de l’institution, mais aussi la confiance que lui accordent ses partenaires et ses clients. Ces résultats ont d’ailleurs suscité la satisfaction des actionnaires présents lors de l’assemblée générale. D’après le président du conseil d’administration, ces derniers ont exprimé un sentiment de devoir accompli et ont encouragé la direction à poursuivre les efforts engagés pour consolider les acquis et améliorer encore les performances.

La confiance des clients et le capital humain au cœur de la croissance

Au-delà des paramètres financiers, la direction de la BCB insiste sur le rôle déterminant de la confiance des clients et de l’engagement du personnel dans les résultats enregistrés en 2025. L’effectif des clients de la banque a ainsi progressé, passant de 123 000 à 126 000 au cours de l’année écoulée. Cette évolution témoigne, selon les responsables de la banque, de l’attractivité de ses services et de la fidélité de sa clientèle.

Parallèlement, les effectifs ont également augmenté. Le nombre de collaborateurs est passé de 431 à 476 employés. Cette croissance des ressources humaines s’inscrit dans la volonté de la banque de renforcer ses capacités opérationnelles et d’améliorer la qualité de ses services. Pour la direction, la performance d’une institution financière ne repose pas uniquement sur ses résultats financiers, mais aussi sur la qualité de ses équipes et leur capacité à répondre aux attentes des clients. Le capital humain est ainsi considéré comme un pilier central du développement de la BCB.

Les dirigeants soulignent également que la banque s’efforce de maintenir un cadre de travail favorable et de valoriser les compétences internes, notamment à travers une meilleure planification des carrières et des initiatives destinées à renforcer les capacités du personnel.

Un rôle stratégique dans le financement de l’économie burundaise

Au cours de l’exercice 2025, la BCB a également renforcé son rôle dans le financement de l’économie nationale. Selon les chiffres présentés lors de l’assemblée générale, près de 442 milliards de francs burundais ont été injectés dans l’économie sous forme de nouveaux financements. Une part importante de ces ressources, soit 46 %, a été orientée vers le secteur privé. Les dirigeants de la banque ont particulièrement mis en avant la progression du financement accordé aux petites et moyennes entreprises (PME) considérées comme un moteur essentiel de la croissance économique et de la création d’emplois.

La banque a également apporté un soutien financier à l’État du Burundi. Près de 240 milliards de francs burundais ont été mobilisés pour répondre aux besoins de trésorerie publique, notamment à travers l’achat de bons et d’obligations du Trésor. Selon les responsables de la BCB, cette contribution permet à l’Etat d’assurer la continuité des services publics, de faire face à ses engagements financiers et de stabiliser sa trésorerie. Elle témoigne également du rôle que jouent les institutions financières dans la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement de l’économie nationale. En plus de ce soutien financier, la banque contribue directement au budget de l’État par le paiement de taxes, d’impôts et la distribution des dividendes. Pour l’exercice 2025, cette contribution s’élève à environ 32 milliards de francs burundais.

Une stratégie axée sur les PME et la transformation digitale

Au-delà du bilan de l’année écoulée, la direction de la BCB a présenté les orientations stratégiques pour les prochaines années. Celles-ci sont définies dans un plan triennal de développement couvrant la période 2025-2027. Parmi les priorités figurent en premier lieu le renforcement du financement des petites et moyennes entreprises. La banque considère ce segment comme un levier important pour soutenir la croissance économique et encourager l’entrepreneuriat.

La transformation digitale constitue également un axe majeur de la stratégie. La BCB souhaite accélérer la digitalisation de ses services afin d’améliorer l’expérience client et de proposer des solutions bancaires plus accessibles et plus efficaces. Pour l’année 2026, la banque entend mettre un accent particulier sur l’innovation numérique, la proximité avec les clients et l’excellence opérationnelle. L’objectif est de moderniser les services bancaires et de répondre aux évolutions des attentes des utilisateurs.

Par ailleurs, la banque poursuit plusieurs chantiers internes visant à renforcer son organisation. Parmi eux figurent un audit organisationnel, la refonte de la structure interne et l’amélioration de la gestion des carrières au sein de l’institution. Ces initiatives visent à consolider les bases de la banque et à préparer son développement dans un environnement économique qui reste incertain.

Des projets structurants et un engagement sociétal renforcé

La BCB affirme également vouloir renforcer son engagement sociétal dans les années à venir. Les projets annoncés s’inscrivent dans une volonté de contribuer au développement de la société tout en améliorant l’environnement de travail des employés. Parmi les initiatives en cours figure la construction du futur siège social de la banque à Bujumbura. Ce projet, déjà lancé, vise non seulement à offrir de meilleures conditions de travail aux collaborateurs, mais aussi à contribuer à l’amélioration de l’image de la ville de Bujumbura

La banque prévoit également la création prochaine d’une Fondation dédiée à l’inclusion sociale. Cette structure devrait soutenir des initiatives sociales et communautaires, en particulier en faveur des populations vulnérables. Pour les dirigeants de la BCB, ces projets illustrent la volonté de l’institution de se positionner comme une banque performante, mais aussi responsable et engagée dans son environnement. Ils estiment qu’une institution financière moderne doit non seulement générer de la valeur économique, mais aussi participer au progrès social et au développement durable.

Une satisfaction prudente face aux défis de l’environnement économique

Si les résultats de l’exercice 2025 suscitent la satisfaction des actionnaires et des dirigeants, ces derniers reconnaissent que l’environnement économique reste marqué par plusieurs défis. Le président du conseil d’administration souligne que la banque dispose néanmoins de bases solides, notamment grâce à des méthodes de gestion des risques jugées strictes et efficaces. Ces mécanismes permettent à l’institution d’absorber les chocs et de maintenir sa stabilité, même dans des périodes difficiles.

Selon M. Ngendahayo, ces dispositifs constituent un « matelas » de sécurité qui aide la banque à faire face aux fluctuations économiques et aux incertitudes du marché. Il reconnait toutefois que les performances auraient pu être encore meilleures dans un contexte plus favorable. Malgré cela, les résultats obtenus témoignent de la résilience de la banque et de sa capacité à s’adapter aux contraintes de son environnement. Pour la BCB, l’année 2026 s’ouvre ainsi sous le signe de l’ambition et de la responsabilité. Les dirigeants affirment vouloir poursuivre les efforts pour consolider la croissance, renforcer leur contribution à l’économie nationale et améliorer la qualité des services offerts à la clientèle.

Avec ces perspectives, la BCB entend confirmer son rôle d’acteur majeur du secteur financier au Burundi et continuer à accompagner à la fois l’État, les entreprises et les particuliers dans leurs projets de développement.

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