Les eaux des rivières qui traversent la ville de Bujumbura fragilisent les ponts donnant accès à la commune Mukaza. Le pire s’observe en cas de fortes pluies diluviennes en provenance des collines surplombant la capitale. Si rien n’est fait dans l’urgence, ces ponts risquent de s’effondrer. Les autorités administratives demandent à la population de planter des arbres fixateurs pour limiter les dégâts
Le pont Muha sur l’avenue du Large présente actuellement des fissures
Suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur les collines surplombant la ville de Bujumbura le 7 janvier 2019, la crue des rivières a augmenté et a endommagé certaines infrastructures environnantes. A titre illustratif, le pont Muha sur l’avenue du Large présente actuellement des fissures et des affaissements. Ce même pont sur la RN3 n’a pas été épargné. Les fissures s’y observent.
Le pont Kanyosha reliant Kinanira à Kanyosha est aussi menacé par les eaux de la rivière kanyosha. Les riverains qui exercent leurs activités à la commune Mukaza font savoir que les murs de soutènement commencent à tomber l’un après l’autre. A la deuxième avenue de la zone Musaga, l’état du pont sur la rivière Mpimba ne tranquillise pas les riverains. Selon eux, plus il pleut abondamment sur les bassins versants de la capitale Bujumbura, plus l’eau coule avec une grande vitesse, tape sur les rives qui finissent par s’effondrer. Les ponts en pâtissent, car leurs murs de soutènement sont menacés.
La protection des ponts, une urgence
Jacques Misago rencontré au quartier Kinanira III fait savoir que la protection des ponts qui donnent accès à la commune Mukaza devrait être une priorité. Selon lui, une fois qu’ils sont endommagés, la circulation devient impossible alors que la majorité de la population travaille en ville (zone Mukaza). Beaucoup d’institutions de l’Etat se trouvent au centre-ville, indique-t-il. Selon toujours lui, l’aménagement de toutes les rivières qui traversent la ville de Bujumbura est une nécessité pour protéger les infrastructures environnantes.
Le pont Muha sur la RN3 fissuré suite aux pluies diluviennes du 7 janvier 2019
Plantation des arbres fixateurs, une nécessité
Ir Vincent Nibayubahe, directeur général de l’Office des Routes invite toute la population à planter des arbres fixateurs sur les rives des rivières pour freiner le débit de l’eau. C’est dans cette optique qu’on parviendra à réduire l’impact négatif des eaux des rivières.
De plus, Jean De Dieu Masumbuko, directeur des travaux routiers à l’Office des Routes fait savoir qu’un montant de 940 millions de FBu est nécessaire pour réhabiliter les caniveaux et faire le curage de la rivière Ntahangwa. Quant au curage de la rivière Ntahangwa et aux autres travaux connexes, on a besoin d’un montant de 200 millions de FBu. Et de préciser que l’OdR est en train de mobiliser d’autres partenaires pour la collecte de ces fonds pour le développement.