Les chefs d’État et de gouvernements des pays moins avancés se réunissent dans la capitale qatarie du 5 au 9 mars dans la cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, connue sous le nom de LDC5.
Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi : « Le Programme d’action de Doha représente un espoir pour les pays moins avancés(PMA), notamment le Burundi dont les potentialités peuvent facilement être transformées en réalité si le capital humain et financier est activé ».(Photo Ntare House)
La Conférence LDC5 vise à mobiliser les engagements de la communauté internationale en faveur de la mise en œuvre du Programme d’action de Doha pour les PMA (2022-2031) adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en avril 2022. Elle offrira l’opportunité d’un partenariat renouvelé entre les PMA et leurs partenaires de développement pour surmonter les défis structurels, éradiquer la pauvreté, atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international et permettre leur sortie de la catégorie des PMA.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a souligné que le coût de la vie devient de plus en plus cher en raison de la guerre en Ukraine. Celle-ci entraîne une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. La persistance des conflits, de la sécheresse, de la faim et de l’extrême pauvreté créent un environnement qui alimente la pauvreté et l’injustice.
L’ONU appelle à la solidarité entre les pays
Le patron de l’ONU a exhorté la communauté internationale – en particulier les pays riches à aider plus de 1,1 milliard d’habitants des pays les moins avancés à sortir des « cercles vicieux » de la pauvreté. « Les pays qui ont le moins de moyens ont le plus besoin de soutien. Et vous en avez besoin maintenant. Vous représentez une personne sur huit sur la planète et vos pays sont piégés dans des cercles vicieux qui rendent le développement difficile, voire impossible », a déclaré le Secrétaire Général António Guterres au Sommet des Pays les moins avancés (PMA) qui s’est tenu à Doha, au Qatar.
Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un PIB par habitant de 307 USD en 2022, selon les estimations du FMI. Comme dans d’autres PMA, la pauvreté et la malnutrition sont répandues dans le pays. Plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Le Président de la République a indiqué que « le Programme d’action de Doha représente un espoir pour les pays moins avancés(PMA), notamment le Burundi dont les potentialités peuvent facilement être transformées en réalité si le capital humain et financier est activé »
Les Pays les moins avancés (PMA) sont les pays répertoriés par les Nations Unies qui présentent les indicateurs de développement socio-économique les plus bas à travers une gamme d’indices. Ils sont au nombre de 46 aujourd’hui dont 33 pays d’Afrique ,9 pays d’Asie, 1 pays des Caraïbes et 3 pays de Pacifique.