La cherté des produits de première nécessité qui s’observe au marché central de Gitega et dans les autres localités du pays tel que la ville de Bujumbura, etc inquiète la population en général et les citadins en particulier qui ne vivent qu’en grande partie que des salaires ou des revenus gagnés quotidiennement ici et là.
Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.
Le coût de la vie par jour pour un ménage de la classe moyenne de 6 personnes est par conséquent estimé à 30 000 FBu, soit 900 000 FBu par mois. Avec ce montant, c’est juste pour ne manger que de la pâte du maïs/manioc, du riz, du haricot et un peu de légumes.
La question de la sauce est mise de côté pour appliquer le principe du comportement rationnel du consommateur qui consiste à minimiser les dépenses sous contrainte du revenu.
A cela s’ajoutent le loyer, les frais destinés aux soins de santé, au social, au minerval pour ses enfants, aux déplacements, etc.
Au total, on se trouve avec un montant estimé à plus de 2 millions de FBu nécessaire pour prendre en charge une famille.
C’est au moment où le salaire d’un fonctionnaire de niveau licence oscille autour de 400 000 FBu. Suite à cela, couvrir au minimum les besoins vitaux devient de plus en plus difficile. Logiquement, personne ne comprend comment les ménages dans les villes comme Bujumbura et Gitega parviennent à joindre les deux bouts du mois.
Pas mal d’interrogations se posent sur la manière dont ils se débrouillent. Si tu demandes à un chef de famille habitant la ville de Bujumbura ou de Gitega comment il fait pour parvenir à tenir tête, il te répond à l’aise que c’est par la grâce de Dieu.
Pourtant, la réalité est que les ménages sont en train de traverser des moments difficiles suite à la cherté de la vie. Quand tu vas là où siègent les notables collinaires, tu constates une noria de procès liés au non-paiement de loyers.
Ceux qui vivaient dans une maison de deux chambres et un salon commencent à changer de goûts et de préférences pour passer à celle d’une seule chambre et un salon pour s’adapter à la situation. Il y en a d’autres qui ne savent pas sur quel pied danser et finissent par rejoindre leurs régions natales.
Il s’observe aussi une masse de Burundais qui ne cesse de quitter le pays juste pour aller chercher là où l’herbe est encore verte dans les pays comme l’émirat de Dubaï, Zambia, Mozambique, les pays d’Europe, etc. Parmi ces derniers, une partie non négligeable est constituée de fonctionnaires de l’Etat.
Il est alors urgent que le Gouvernement du Burundi prenne des mesures concrètes pour stabiliser l’économie du pays en commençant surtout par la forte inflation qui est à l’origine de tous les maux que connaissent les Burundais.