Site icon Burundi Eco

La RN3, un trait d’union entre le Burundi et la Tanzanie

Le début des travaux de réfection de la RN3, tronçon Gitaza-Nyanza-lac marque la reprise des échanges commerciaux entre la Tanzanie et le Burundi. Des camions remorques bourrés de marchandises en provenance de la Tanzanie empruntent la route Mugina-Nyanza-Rumonge- Bujumbura.  Les commerçants et ceux qui habitent près cette  route s’en réjouissent    

Certains chauffeurs de ces camions ont indiqué que cette route présente beaucoup d’avantages par rapport à l’axe Kobero-Bujumbura, car il n’y a pas de pentes raides ni beaucoup de virages. De plus, ils estiment que le trajet Dar-es Salam- Bujumbura  apparait moins long que l’axe qu’ils empruntaient avant. Et les transporteurs de  souhaiter la diligence des travaux de réhabilitation de cet axe si stratégique. Ce qui facilitera l’intensification des échanges commerciaux entre le Burundi et la Tanzanie.

Aujourd’hui, des camions en provenance de la Tanzanie effectuent des navettes entre les deux pays. Ils transportent des articles divers tels que le sel et les matières premières dont les clinkers et les pouzzolanes qui rentrent dans la fabrication du ciment. Ces engins roulants se dirigent souvent vers la capitale économique Bujumbura.

Des camions en provenance de la Tanzanie effectuent des navettes entre les deux pays. Ils transportent des articles divers tels que le sel et les matières premières pour l’industrie locale.

Le poste frontière de Mugina est à réhabiliter 

Certains commerçants contactés y voient un signe de reprise des échanges commerciaux entre la Tanzanie et le Burundi. Cet axe routier relie le Burundi à la Tanzanie via le poste transfrontalier de Mugina. Ils suggèrent l’extension et la modernisation de ce poste  pour faciliter les opérations de dédouanement des marchandises à l’image du poste frontalier à arrêt unique de Kobero à Muyinga. 

D’autres commerçants saluent l’ouverture de cet axe routier, car leurs marchandises une fois arrivées à Kigoma en provenance de Dar-es-Salaam auront le choix, soit d’être embarquées dans des camions ou dans des bateaux pour emprunter la voie du lac Tanganyika avant d’arriver au port de Bujumbura.

Improvisation des restaurants de fortune 

Des restaurants improvisés  près de la RN3 tenus par des femmes sont visibles à plusieurs endroits. Ces femmes préparent  souvent des frites au poisson pour les camionneurs  et autres voyageurs.

N .A, une femme rapatriée veuve rencontrée à  Karonda en zone de Kigwena avec ses braseros près de la route indique qu’elle parvient à nourrir sa famille de 3 enfants grâce à ce travail. Elle fait savoir qu’elle prépare principalement des frites de patates douces et du poisson. Ses principaux clients sont les camionneurs  et d’autres voyageurs en provenance de la Tanzanie et vice versa. 

Cette femme  demande que cet endroit soit bien aménagé pour qu’elle puisse se mettre à l’abri du soleil et de la pluie. De cette façon,   les voyageurs pourraient faire escale pour  prendre de l’air avant de continuer leur voyage.

La réhabilitation de cette route  profite aux femmes commerçantes qui partent à Kigoma ou Kasulu pour acheter les marchandises et reviennent le même jour. Ce qui n’était pas le cas avant à cause de l’état défectueux de la route.

Un manque d’informations sur le fisc 

Elles demandent à l’OBR d’organiser des formations à l’endroit des femmes commerçantes   sur l’environnement des affaires  au Burundi et en Tanzanie  afin qu’elles puissent profiter  et de la voie lacustre et de la voie routière.

L’autre conséquence est que la valeur des parcelles à certains endroits  le long de cette route commencent augmente du jour au jour  à cause du mouvement transfrontalier qui s’annonce intense.

Signalons que des projets connexes  seront réalisés dans le cadre de la réhabilitation  de cet axe routier dont la construction des stands pour les femmes qui vendent  les fruits et d’autres denrées alimentaires près de cette route ainsi que la réhabilitation des pistes d’accès qui relient cette route aux chefs-lieux de certaines communes.

Quitter la version mobile