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La route, premier mode de transport

La route reste le mode de transport le plus utilisé au Burundi, selon le Plan national de développement (PND) 2018-2027 révisé et son Plan d’Actions Prioritaires 2023-2027. Le document souligne toutefois que, pour favoriser une émergence effective de l’économie, des efforts importants doivent être consentis en faveur du développement des infrastructures de transport multimodal et des infrastructures de transport lacustre et ferroviaire

Le transport lacustre, ferroviaire et aérien constitue un atout pour le désenclavement de l’économie nationale.

 

Le Plan national de développement (PND) 2018-2027 révisé et son Plan d’actions prioritaires 2023-2027 indiquent que plus de 80 % des importations et des exportations du Burundi transitent par la route via le Corridor Central (Bujumbura–Dar es Salaam) long de 1 487 km, et le Corridor Nord (Bujumbura–Mombasa) d’une longueur de 1 525 km.

Le document précise que le réseau routier national s’étend sur environ 11 000 kilomètres. Il comprend un réseau classé de 7 059 kilomètres, dont 527 kilomètres de routes revêtues et un réseau non classé constitué par 6 150 kilomètres de routes d’intérêt communal et de pistes agricoles.

Le PND souligne que le transport routier demeure le principal mode de transport intérieur et extérieur des personnes et des marchandises. Il est assuré à la fois par des opérateurs privés et par le secteur public, notamment l’Office du Transport en Commun du Burundi (OTRACO). Toutefois, ce secteur est confronté à la vétusté du parc automobile, conséquence de la mesure prise en 2008 interdisant l’importation de véhicules main gauche de transport en commun.

Afin de moderniser le secteur, le gouvernement a instauré depuis 2019 une exonération fiscale sur les véhicules main droite neufs de plus de 30 places destinés au transport en commun.

Le document relève également plusieurs défis, notamment l’absence d’aménagement des arrêts bus et des aires de repos, l’insuffisance des centres de contrôle technique modernisés, le manque de véhicules de transport modernes et en nombre suffisant ainsi que le mauvais état des routes nationales.

Transport lacustre, ferroviaire et aérien : des leviers indispensables

Le PND souligne également l’importance du transport lacustre, ferroviaire et aérien pour le désenclavement de l’économie nationale.

Le document rappelle le projet tripartite de construction du chemin de fer à écartement standard (SGR) reliant la Tanzanie, le Burundi et la République Démocratique du Congo (RDC). Il mentionne aussi la signature, le 28 janvier 2022, d’un accord bilatéral portant sur la construction de deux ports secs : l’un à Kwala, situé à 80 kilomètres de Dar-es-Salaam, et l’autre à Katosho, dans la région de Kigoma. Ces deux sites de 10 hectares chacun sont mis à la disposition du Burundi par la Tanzanie.

Selon le PND, ces infrastructures devraient faciliter le transit des marchandises et des personnes tout en contribuant au désengorgement du port de Dar-es-Salaam.

Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent dans le transport multimodal. Le document cite notamment la modernisation du port de Rumonge, l’insuffisance du personnel qualifié navigant, l’absence d’une législation harmonisée sur le transport sur le lac Tanganyika et le faible développement du Corridor Sud (Bujumbura–Mpulungu–Durban).

Le transport aérien a, pour sa part, enregistré des progrès grâce à l’acquisition d’équipements de sécurité et de facilitation aéroportuaire (scanners, systèmes de télésurveillance, portiques et détecteurs de métaux), d’équipements d’aide à la navigation aérienne, d’un système de téléaffichage, la réhabilitation de la piste de l’aéroport…

Le PND notifie cependant des défis à relever, notamment l’opérationnalisation des aérodromes, la construction d’un nouvel aéroport international, la redynamisation de Burundi Airlines, le développement d’infrastructures hôtelières adaptées…

Le document conclut que le développement des infrastructures de transport constitue un levier essentiel pour renforcer l’intégration du Burundi à la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

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