Dans la revue de la presse régionale de ce numéro 592 du vendredi 12 janvier 2024, le journal Burundi Eco parlera d’une autorisation d’importation de 50 mille tonnes de sucre par la Tanzanie pour satisfaire la demande intérieure. Il reviendra sur les commerçants Burundais empêchés d’exercer à l’Est de la RDC et la suppression des visas au Kenya qui cause polémique
La décision du gouvernement tanzanien de recourir à l’importation du sucre en ce début d’année vise à atténuer le déficit d’approvisionnement et à contenir les hausses de prix observées dans certaines régions du pays.
Selon l’agence Ecofin, le gouvernement tanzanien a décidé d’autoriser l’importation de 50 000 tonnes de sucre entre janvier et février 2024.
Ce médium écrit que les données officielles signalent que la production locale de sucre a affiché une baisse de 30 000 tonnes par rapport à la demande intérieure. Celle-ci s’élevait à 490 000 tonnes de sucre.
Ce qui a causé le déficit de la production est que les principales régions productrices de canne à sucre comme Kilimandjaro et Morogoro ont connu de fortes pluies. Ce qui a conduit à l’arrêt des principales activités des usines de transformation. Cela sur une période de deux mois. L’agence Ecofin notifie que la décision du gouvernement tanzanien de recourir à l’importation en ce début d’année vise à atténuer le déficit d’approvisionnement et à contenir les hausses de prix observées dans certaines régions du pays dont Mwanza, Arusha, Iringa et Manyara. Cela au moment où le prix de vente au détail du kilogramme de sucre se situerait actuellement entre 4 000 et 5 000 shillings, soit entre 1,6 et 2 USD contre 3 000 et 3200 shillings, soit 1,2 USD en fin d’année 2023.
Est de la RDC : Les petits commerçants Burundais dans le viseur de la société civile
D’après la radio Okapi, les acteurs de la société civile congolaise du Sud-Kivu se sont opposés au début de cette année à la traversée de petits commerçants burundais vers la ville et le territoire d’Uvira à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
« Des jeunes Congolais sont descendus depuis vendredi le 5 janvier 2024 vers la frontière congolaise de Kavimvira pour pourchasser tout Burundais porteur de marchandises vers Uvira », lit-on sur Okapi.
Martin Mafikiri, coordonnateur de la société civile à Uvira a déclaré qu’il s’agit d’une action de réciprocité face aux tracasseries que subissent les Congolais à Gatumba au Burundi.
Pour lui, le Burundi et la RDC avaient ratifié le document d’exonération et de facilitation des produits crus, comprenant une série de produits relatifs au régime commercial simplifié à travers le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA).
Pourtant, le Burundi n’indique pas lesquels des produits ratifiés ne doivent pas traverser la frontière vers la RDC et en quelle quantité. De plus, beaucoup d’autres petits commerçants transfrontaliers Congolais sont victimes d’actes de vandalisme et de tracasserie à plusieurs barrières érigées entre Gatumba et Kajaga au Burundi.
Cette situation a fait que près de 200 petits commerçants Burundais soient bloqués. Le chef de poste du Burundi, le colonel Bonaventure Nijimbere a traversé la frontière samedi le 6 janvier pour s’enquérir de la situation.
Les Congolais lui ont transmis des noms les personnes impliquées dans ces tracasseries à Gatumba. L’ambassadeur de la RDC au Burundi, Willy Mabika, lui aussi, a fait le déplacement vers la frontière.
Kenya : La suppression du visa inquiète
La suppression du visa au Kenya déjà effective pour booster le tourisme est dénoncé par les voyageurs, selon Africa24.
Le médium informe que plusieurs voyageurs ont dénoncé le système sur les réseaux sociaux. Il a fait remarquer que selon les autorités kenyanes, près de 10 000 personnes ont demandé une autorisation électronique de voyage (ETA), mais que seulement plus de 4 000 dossiers ont déjà été traités.
Et de continuer : « La nouvelle disposition pénalise les ressortissants d’une cinquantaine de pays qui étaient jusqu’ici exemptés de visa pour la destination Kenya, notamment le Ghana, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe… » avant d’indiquer que désormais ils doivent obtenir l’autorisation électronique de voyage.
Les voyageurs doivent tout de même, avant de fouler le sol de ce pays demander une autorisation de voyage. Celle-ci s’obtient 72 heures avant le voyage en remplissant une demande en ligne. Un droit d’entrée de 30 dollars (environ 27 euros) est également exigé.
Revue de la presse régionale préparée par Mélance Maniragaba