Le cyclisme est encore à l’état embryonnaire au Burundi malgré qu’il présente beaucoup d’avantages. Les praticiens de cette activité sportive parviennent à maîtriser le stress et certaines maladies. Le tourisme et le social sont développés. Pourtant, il y a encore des défis. Cela a été précisé par le président du Club Zinduka. Il demande au gouvernement de contribuer au développement du cyclisme dans le pays.
Steve Ntwari, président du Club Zinduka ꓽ « Le cyclisme présente beaucoup d’avantages »
Le Cyclisme présente beaucoup d’avantages. Cela a été précisé samedi le 20 décembre 2025 par Steve Ntwari, président du Club Zinduka lors de la sortie organisée par les membres dudit Club vers Bugarama.
C’est une activité physique qui permet aux membres de maîtriser le stress et les maladies qui constituent une menace pour certaines parties du corps telles que le dos, les genoux, etc, explique₋ t₋il.
Selon toujours lui, le cyclisme contribue aussi à la promotion du tourisme. C’est une occasion en or pour les membres du club d’effectuer des visites à l’intérieur du pays et dans les pays limitrophes tels que la Tanzanie et le Rwanda.
Club Zinduka, une occasion pour découvrir la beauté des pays
Les membres du club en profitent pour visiter différents endroits et découvrir la beauté des pays. «Nous nous sommes fixés l’objectif d’organiser une sortie vers les autres pays une fois par an . Les membres dudit club se sont rendus à Kigali en 2023, à Kigoma en 2024 et à Mwanza en 2025. Une sortie vers l’intérieur du pays est aussi organisée par trimestre », confie-t-il.
Et d’ajouter le social. Nous profitons de cette opportunité pour collecter des fonds destinés aux enfants autistes pris en charge par le centre Talitha Khoum, renchérit Ntwari.
Le cyclisme contribue à la promotion du tourisme. C’est une occasion en or pour les membres du club d’effectuer des visites à l’intérieur du pays et dans les pays limitrophes.
Le centre Talitha Khoum parmi les priorités du club Zinduka
Selon Ntwari, le club Zinduka s’est fixé l’objectif d’aider ce centre. Lors de ces sorties, ce club demande alors des appuis auprès de différentes entreprises, des opérateurs économiques et des burundais vivant à l’étranger. Ce qu’on parvient à collecter est octroyé au centre Talitha Khoum dont la mission principale est d’aider les enfants autistes.
Quid des défis ?
Malgré ces atouts, Ntwari fait savoir qu’il y a des défis. Le vélo de route utilisé dans ce sport est cher. Celui d’occasion s’achète à 1 500 000 FBu ou 2 000 000 FBu. Celui qui est à l’état neuf s’achète à 3 000 000 FBu et plus.
Si on y ajoute le coût des gants, des chaussures, des lunettes, des cuissards, des casques, etc, le coût total avoisine autour de 10 millions de FBu. Selon Ntwari, cela montre que l’accès au vélo de route n’est pas à la portée de toutes les bourses.
Il remercie certains membres de bonne foi qui ne cessent d’appuyer ce club pour trouver des vélos de route et d’autres kits connexes
Un autre défi est lié au non respect du code de la route par les conducteurs des véhicules. Ils se comportent comme si les autres usagers de la route n’existent plus.
Les infrastructures routières favorables au cyclisme existent
Du reste, Ntwari précise que les infrastructures routières qui permettent le développement du cyclisme sont disponibles au Burundi. Les terrains de basse altitude et de haute altitude pour ceux qui veulent s’exercer à ce sport sont suffisants.
Il y a de cela 4 ans que le Club Zinduka opère au Burundi.
Il demande alors au gouvernement de contribuer au développement du Cyclisme au Burundi, car il est encore à l’état embryonnaire malgré qu’il présente pas mal d’atouts.
Y mettre des moyens financiers suffisants est une impérieuse nécessité. Rendre disponible les vélos de route est plus que nécessaire, car cela permettra aux jeunes qui souhaitent développer cette activité sportive de le faire.
Du côté du Club Zinduka, Ntwari fait remarquer que le club qu’il chapeaute est à l’œuvre pour développer le cyclisme au Burundi. C’est la raison pour laquelle il prévoit organiser en 2026 le Tour du Burundi des amateurs du cyclisme et le thème choisi est «roulons pour les enfants autistes du Burundi ». On compte boucler 1000 km en 9 jours.
Notons qu’il y a de cela 4 ans que le Club Zinduka opère au Burundi.