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Le miel promis sera-t-il goûté un jour ?

La campagne électorale bat son plein en vue des prochaines élections des députés et des conseillers communaux, prévues pour le 5 juin. Etablissement d’un Etat de droit, promotion d’un développement socio-économique accessible à tous, création d’emplois, soutien aux initiatives agricoles, lutte contre la corruption, financement des infrastructures, construction de routes modernes, bonne gouvernance, responsabilité sociale des autorités locales… telles sont quelques-unes des promesses que nos chers candidats présentent comme étant leurs priorités.

Mélance Maniragaba, rédacteur en chef adjoint.

Ces projets de société correspondent bien aux attentes du citoyen lambda, qui peine à satisfaire ses besoins vitaux ou qui rêve encore de voir jaillir la lumière de l’électricité dans tout le pays, ainsi que des routes bitumées facilitant le transport des biens et des personnes. Sans oublier l’approvisionnement régulier en carburant pour simplifier la vie quotidienne. Le chômage, la hausse des prix des produits de première nécessité, le gel des salaires des fonctionnaires qui peinent à joindre les deux bouts, les catastrophes naturelles… sont autant de fléaux qui pèsent lourdement sur les épaules de la population.

Malheureusement, beaucoup de citoyens, excités par le rythme des musiques et les danses attrayantes des campagnes électorales, ne prennent pas le temps d’intérioriser sérieusement les projets de société proposés. Parfois, ils suivent aveuglément leurs leaders, comme des moutons de Panurge. Ainsi, ces projets cessent d’être une préoccupation, même le jour des élections.

Or, leur mise en œuvre requiert la conjugaison des efforts des gouvernants, des gouvernés, de la société civile et des partenaires au développement.

Il arrive pourtant qu’une fois élus, nos chers représentants du peuple ne fassent pas des projets annoncés une priorité. Ce ne serait pas la première fois que ces promesses soient reléguées aux oubliettes. Après eux, le déluge ! Ce qui pousse à s’interroger : le miel promis sera-t-il goûté un jour ? Ou bien comment contraindre les prometteurs à tenir leurs promesses ?

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