Les agents de la société de gardiennage PSG accusent leur employeur de ne pas respecter le code du travail et le réglement de cette société. Dans ce numéro, Eugène Sinzinkayo, Directeur Général de cette société s’exprime sur cette situation
Lors du lancement des travaux du Syndicat des Travailleurs de la Société Burundaise pour la Protection, Surveillance et Gardiennage «SYTRASOBU-PSG» jeudi le 20 juin 2019, Désiré Ndayishimiye, président de ce syndicat fait savoir que cette société viole le code du travail et le réglement de cette société. Selon lui, il y a un problème au niveau du versement des cotisations sociales à l’INSS et du non octroi des contrats de travail à ses agents comme recommandé par la loi. Dans la fixation des salaires, Ndayishimiye fait savoir que leur employeur n’hésite pas à revoir à la baisse les salaires des agents.
De plus, l’employeur ne fait pas soigner correctement ses agents comme le stipule le réglement de l’entreprise dans son article 45, souligne Ndayishimiye. Sur ce point, certains employés se font soigner dans les institutions sanitaires qui leur offrent de bons services avec des médicaments prescrits par les prestataires de soins. Par contre, il y a d’autres qui sont obligés à se faire soigner au centre de santé Rohero. Ndayishimiye ajoute que les travailleurs prestent beaucoup d’heures par rapport au temps prévu par le code du travail. Dans les autres sociétés qui respectent la loi, il souligne que les heures supplémentaires sont payées. Et d’ajouter que certaines institutions de microfinance s’arrogent le droit de fermer les comptes des agents de cette société de gardiennage.
Sinzinkayo s’exprime
Concernant les cotisations sociales, Eugène Sinzinkayo, directeur général de la société PSG affirme qu’il s’observe une anomalie à ce niveau. Néanmoins, cette situation est liée à la mauvaise interprétation de la loi par l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS). Il refuse de recevoir les déclarations trimestrielles qui montrent le montant à payer et les nouveaux agents de cette société. L’INSS demande à l’employeur d’accompagner directement ces déclarations du versement des cotisations sociales. Ce que la société PSG qualifie d’injustice. Cette situation crée un litige entre les agents qui ne sont pas affiliés à l’INSS alors qu’ils en ont le droit et leur employeur. Et Sinzinkayo de les tranquilliser que ce problème sera levé progressivement.
Quant aux contrats, Sinzinkayo indique que tout son personnel a des contrats de travail et que ceux qui évoquent cette situation ont l’intention de souiller l’image de la société qu’il dirige. De plus, chacun a son dossier qui contient toute son identification complète. «Je n’ai pas raison de ne pas livrer des contrats à mes agents, car je les ai engagés parce que j’ai besoin d’eux», éclaircit-il. Quant à la question des congés, Il fait remarquer que les congés ne cessent d’être donnés aux agents. Ils sont signés par l’inspecteur qui est sur terrain et le Directeur général.
Quant aux soins de santé, Sinzinkayo informe que tous les agents ne sont pas satisfaits suite à la situation financière de la société PSG. Selon lui, il arrive des cas où les institutions de santé qui soignent les agents de la PSG refusent d’accomplir cette noble mission du fait que cette société ne s’est pas encore acquittée de sa dette. Dans ce cas, Sinzinkayo fait savoir que PSG demande à ses agents de se faire soigner dans son centre de santé situé à Rohero.
Concernant les salaires qui sont quelquefois revus à la baisse, Sinzinkayo informe que la fixation des salaires des agents dépend de l’offre du client. A titre d’exemple, si la Brarudi paie 150 000 FBu par agent, elle oblige à la PSG de payer l’agent 120 000 FBu. Il y a d’autres sociétés qui offrent 90 000 FBu par agent. Dans ce cas, PSG paie son agent 60 000 FBu. Une fois que celui qui travaille à la Brarudi perd son poste parce qu’il s’est mal comporté et qu’il occupe un autre poste chez un client qui paie moins par rapport à la Brarudi, le salaire de cet agent est directement revu à la baisse. Selon Sinzinkayo, la PSG n’est pas libre dans la fixation des salaires.
Concernant la fermeture des comptes des agents sans leur aval, Sinzinkayo explique que les institutions de microfinance ferment seulement les comptes des agents qui ne sont pas en bon termes avec la société. S’il y a un cas de vol qui est survenu chez un client quelconque, Sinzinkayo précise que la société demande a l’IMF qui paie les agents qui occupaient ce poste de fermer directement leurs comptes. Une fois que le litige est réglé, les comptes sont rouverts.
Sinzinkayo signale que ces agents qui se sont regroupés dans ce syndicat n’ont pas un esprit constructif. Et de leur demander de l’approcher pour s’asseoir ensemble afin de trouver un remède à ces défis dans le but de ne pas pousser la société vers la faillite.