Le 1er juillet 2026, tous les Burundais ont célébré les 64 ans d’indépendance de leur pays. Les fonctionnaires de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, le personnel des entreprises tant publiques que privées et la population en général se sont réveillés très tôt le matin pour célébrer cette victoire que le peuple burundais a arraché il y a de cela 64 ans.
Devant les hautes autorités du pays, ils étaient élégants et apparemment fiers de cette date qui reste gravée dans leur mémoire. Cette victoire rappelle les injustices et la lourdeur des souffrances qu’ont connu les Burundais lors de la période coloniale.
Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.
A la moindre erreur, le Burundais était soumis à la chicotte. C’était douloureux. De surcroît, cette date rappelle aussi au peuple burundais l’émergence d’un pays de paix, où il peut se sentir libre.
Oui. Mais, malgré qu’il s’observe quelques avancées au niveau de la croissance économique comme l’a signalé ces derniers jours le FMI, il y a encore du pain sur la planche. Le peuple manque d’une indépendance économique.
Cela s’explique par les départs de pas mal de Burundais vers les pays étrangers à la recherche de là où l’herbe est encore verte suite à la cherté de la vie.
Le gouvernement devrait s’impliquer davantage pour inverser la tendance. Qu’il se surpasse pour alléger la souffrance de la population liée à la cherté de la vie et au manque de carburant. Suite au manque de l’or noir, la situation économique est chaotique. Les commerçants ont du mal à déplacer leurs marchandises.
Cela finit par occasionner la hausse des prix pour ne pas travailler à perte. C’est de même pour le transport rémunéré des personnes. Le peuple trottine du matin au soir suite au manque de bus, surtout dans la ville de Bujumbura.
Suite à cela, le Burundais n’est pas libre d’aller partout où il veut et quand il le souhaite. Il se déplace en cas de force majeure. C’est de même quand il veut s’approvisionner en denrées alimentaires. Il est limité par l’indépendance financière.
A 64 ans d’indépendance, le gouvernement devrait alors s’impliquer davantage pour rendre les Burundais véritablement indépendants tel que le concept l’indique, car l’indépendance ne se mesure pas seulement par l’obtention d’un drapeau, d’un hymne ou de la mise en place des institutions.
Elle se mesure aussi par la capacité d’un peuple à décider librement de son destin, à bâtir une économie forte, à garantir la justice, les libertés et les conditions de vie dignes.