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Les entreprises publiques et à participation publique : La plupart d’entre elles enregistrent toujours des résultats mitigés

Le rendement enregistré par la plupart des entreprises publiques et à participation publique est lacunaire. Ce qui fait qu’elles ne parviennent plus à payer même les dividendes de lEtat.  Nestor Ntahontuye, premier ministre leur demande d’inverser la tendance et que désormais tous leurs fonds doivent être versés sur le compte de lEtat logé à la BRB. Le fait d’initier des projets innovants qui peuvent générer des devises est aussi recommandé par la primature.

Nestor Ntahontuye, premier ministre ꓽ « Désormais, tous les fonds des sociétés publiques et à participation publique doivent être versés au trésor public ».

Dans une réunion avec les responsables des entreprises publiques et à participation publique organisée mardi le 23 septembre 2025, le premier ministre Nestor Ntahontuye s’inquiète du fait que la gestion de ces entreprises n ’est pas transparente et que le rendement enregistré par ces dernières est lacunaire.

Selon lui, elles investissent dans des projets qui ne sont pas rentables. Elles ont créé des sous comptes sur lesquels elles versent leur argent. Le pire est que la plupart d’entre elles ne donnent pas des rapports sur leurs activités. Leur rendement est lacunaire à tel point qu’elles ne parviennent plus à payer les dividendes de l Etat.

Ntahontuye demande à ces entreprises de changer de comportement pour contribuer au développement du pays.  Et, désormais, tous les fonds de ces sociétés doivent être versés au trésor public.

Il déplore le fait que le pays demande des crédits pour faire tourner l’économie du pays au moment où il y a des cagnottes lui revenant qui dorment sur les comptes des sociétés publiques et à participation publique. «Au cours de l’année budgétaire 2024 2025, le budget était déficitaire. Ce qui fait que le pays contracte un crédit et cest normal. Pourtant, il y avait plus de 400 milliards de FBu sur les comptes des sociétés publiques et à participation publique », explique-t-il.

Si elles ont besoin d’argent, Ntahontuye fait remarquer que ces sociétés vont préciser le montant dont elles ont besoin à travers un projet ou une activité qu’elles souhaitent réaliser.

Initiation des projets innovants, une nécessité

De plus, il leur demande de fournir des rapports sur les activités réalisées à la primature jusqu’ au 31 octobre 2025. Toujours dans l’objectif d’inverser la tendance, Ntahontuye demande à ces sociétés d’initier des activités qui génèrent des devises.  La Regideso peut produire de l’eau minérale destinée à l’exportation, précise-t-il. La raison est qu’il a constaté que ce produit coûte plus cher dans certains pays comme Dubaï par rapport au carburant.

Le manque de devises, un des défis majeurs

Les responsables de ces sociétés font remarquer que leur faible performance est liée en grande partie au manque de devises pour importer les matières premières et d’autres équipements dont elles ont besoin pour bien vaquer à leurs activités quotidiennes. De surcroit, elles manquent quelquefois de soutien de la part de l Etat.  L’exemple qu’ils avancent est le fait que l Etat peut acheter des produits à l’étranger alors qu’il y a des sociétés qui en produisent ici.

Notons que Selon le rapport présenté par Audace Niyonzima le 23 mai 2024 lorsqu’ il expliquait au sénat l’utilisation du budget de l’Etat de l’exercice 2O22‐2023, les entreprises publiques et à participation publique ont versé un montant de 83 milliards de FBu des dividendes de l’Etat contre les prévisions estimées à 44 milliards de FBu. Mais, malgré ce succès, le rapport montre qu’une dizaine d’entreprises publiques et à participation publique n’ont jamais payé les dividendes de l’Etat du fait qu’elles ont enregistré des résultats qui les empêchent de s’en acquitter.   Ce sont entre autres l’Onatel (Office national des télécommunications), Camebu (La Centrale d’achat des médicaments essentiels, des dispositifs médicaux et des produits et matériels de laboratoire du Burundi), la Cogerco (Compagnie de gérance du coton), la Lona (Loterie nationale du Burundi), l’Onatour (Office national de la tourbe), l’Otraco (Office des transports en commun), et l’Hôtel Source du Nil.

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