L’Agence Routière du Burundi (ARB) est en train de procéder à l’installation des stabilisateurs du courant électrique sur les 18 stations de feux tricolores installées à Bujumbura. Le processus arrive à la recherche d’une pièce type. Toutefois, cela ne va pas maintenir le courant électrique de la Regideso qui, lui seul, fait fonctionner ces installations et qui est soumis à des coupures répétitives
Les usagers des routes doivent respecter les feux de circulation routière, car ces derniers facilitent la régulation du trafic routier. Ceux qui les violent s’exposent aux accidents routiers et au paiement d’une amende de 50 000 FBu.
Les feux de circulation routière ou feux tricolores sont connectés sur le courant électrique de la Regideso. Autrefois, ils étaient même connectés sur l’énergie solaire dont les batteries sont déjà à plat et ne peuvent plus faire fonctionner ces installations. Malheureusement, ces feux manquent de stabilisateurs qui régulent l’arrivée du courant à leur disposition. L’installation initiale n’a pas prévu les stabilisateurs pour réguler la tension du courant électrique », explique Ir Régis Mpawenayo, directeur général de l’Agence Routière du Burundi (ARB).
Pour lui, les feux de circulation routière subissent la variation de l’intensité du courant électrique. Ce qui cause souvent des pannes ou leur dysfonctionnement. « Ceux-ci sont des défis très récurrents », déplore Ir Mpawenayo.
Le directeur général de l’ARB tranquillise sans préciser les délais que dans les jours à venir tous les feux tricolores fonctionneront normalement. Même ceux qui ont été endommagés seront réparés par l’ARB.
Demande du stabilisateur type en cours
Quant aux stabilisateurs, Ir Mpawenayo indique que l’ARB a fait une demande chez les techniciens afin qu’ils puissent amener une pièce type. Le coût de ce matériel n’est pas encore connu, selon toujours, le directeur général de l’ARB. Et de renchérir : « Après le test de son fonctionnement, l’ARB va acheter d’autres pièces à installer sur les 18 stations de feux tricolores ».
Ir Mpawenayo reconnait qu’il existe des coupures du courant de la Regideso qui impactent le fonctionnement des feux de circulation routière. Malgré cela, il précise que les stabilisateurs qui seront installés ne vont pas maintenir le courant de la Regideso.
Le directeur général de l’ARB regrette que les usagers de la route cognent ces feux tricolores. « Lorsque nous les attrapons, le système cogneur-payeur est appliqué. Nous en avons appréhendé plus de trois. Leurs véhicules ont été saisis après le constat », martèle-t-il avant de rappeler que les véhicules saisis sont remis après la réparation des dommages.
Se contenter d’abord de ce qu’on a
Ir Mpawenayo annonce que l’ARB projette étendre l’installation des feux de circulation routière dans pas mal de carrefours du pays.
Avant d’y arriver, informe-t-il, l’agence qu’il dirige s’attèle à ce que les feux de circulation routière déjà installés fonctionnent convenablement. Il en est de même de la réhabilitation des routes.
Ir Mpawenayo invite les usagers des routes à respecter les feux de circulation routière, car ces derniers facilitent la régulation du trafic routier. Il invite tout un chacun à dénoncer ceux qui les cognent et qui prennent fuite directement.
Le directeur général de l’ARB s’inquiète des conducteurs qui violent les feux de circulation routière. «Ceux-ci s’exposent aux accidents, surtout qu’il leur est difficile de voir la personne ou le véhicule qui vient dans la direction perpendiculaire. Cela sans oublier qu’ils s’exposent aussi à une amende de 50 000 FBu», signale-t-il.
Les feux de circulation routière se trouvent dans une seule ville, à savoir la capitale économique Bujumbura. Ils ont été installés sur 18 carrefours en 2017 par une entreprise chinoise dénommée Sinohydro Tianjin.