C’est dommage. Les routes nationales qui sortent de la ville de Bujumbura sont en train de s’effondrer progressivement. On cite entre autres la route Bujumbura-Bubanza (RN9), la route Bujumbura-Matana (RN7), la route Bujumbura-Nyanza lac (RN3), etc.
Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.
L’état de ces infrastructures routières est déplorable au regard de leur contribution au développement socio-économique du pays et des citoyens. Elles sont pleines de nids de poule au vu et su des décideurs.
Les usagers déplorent cette situation, car ils ne cessent de payer des impôts et taxes qui pourraient contribuer à la réhabilitation de ces dernières.
Ils se demandent pourquoi le gouvernement n’agit pas urgemment pour sauver ces infrastructures.
En principe, les routes nationales devraient être protégées et réhabilitées sans aucune autre condition et prétexte par l’Etat car, elles constituent un élément moteur du développement du pays.
Elles sont le miroir du pays et reflètent son image. Sans ces dernières, le pays sombre dans un état d’enclavement total. Le commerce et le tourisme sont mis à mal. Les échanges commerciaux sont coupés.
Si le Burundi veut promouvoir le tourisme, une des stratégies est de se doter de belles infrastructures routières qui épatent les visiteurs. Pourtant, la situation est tout autre.
Celui qui connait l’état de la RN9 ou de la RN3 ne peut en aucun cas rêver de visiter Rumonge ou Bubanza sauf en cas d’urgence. La raison est qu’emprunter ces routes est pour le moment difficile suite à leur mauvais état.
L’Etat devrait alors allouer un budget conséquent à la construction des routes dans l’optique de permettre au Burundi d’être un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060.