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Les poillissimes dans la liesse

C’est une bonne nouvelle en grande partie pour les étudiants de Rumuri. La restauration est de retour pour bientôt. Les infrastructures du campus Kiriri seront réhabilitées. Une cagnotte de 20 milliards de FBu destinée au système de prêt-bourse en faveur des étudiants inscrits en Baccalauréat et en Master au Burundi sera également débloquée. Les étudiants de l’Université du Burundi contactés éprouvent un sentiment de satisfaction. Sinon, ils pensaient que cette université allait s’effondrer définitivement

C’est une bonne nouvelle en grande partie pour les étudiants de Rumuri. La restauration est de retour pour bientôt. Les infrastructures du campus Kiriri seront réhabilitées.

       

Le Gouvernement du Burundi prévoit d’importants montants en faveur de l’enseignement supérieur au cours de l’exercice budgétaire 2026-2027. Selon le projet de loi de finances présenté le 12 juin 2026 devant l’Assemblée nationale par le Ministre des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique, Alain Ndikumana, l’amélioration des conditions de vie des étudiants a été prise en compte.

Dans ce sens, pas mal d’activités sont prévues. On compte débloquer un montant de 9,5 milliards de FBu pour le rétablissement de la restauration universitaire au sein de l’Université du Burundi.

On va aussi accorder un montant de 1,2 milliard de FBu à la première phase de réhabilitation des infrastructures du Campus Kiriri et un montant de 1,5 milliard de FBu pour la réhabilitation des équipements d’approvisionnement en eau à l’Ecole Normale Supérieure (ENS).

Et d’ajouter une cagnotte de 20 milliards de FBu destinés au système de prêt-bourse en faveur des étudiants inscrits en Baccalauréat et en Master au Burundi.

Une mesure qui vient à point nommé   

Les étudiants qui se sont entretenus avec Burundi Eco s’en réjouissent. Selon Claude N, un des étudiants de l’Université du Burundi contacté, cet engagement du Gouvernement du Burundi de penser à la revalorisation de l’étudiant vient à point nommé.

Selon toujours lui, depuis qu’on a introduit le nouveau système d’enseignement et qu’on a supprimé la restauration à l’Université du Burundi, l’étudiant s’est retrouvé dans des conditions de vie innommables.

Trouver de quoi manger et où loger est un casse-tête pour celui qui n’a pas d’autres sources de revenus que le prêt bourse. Ils se débrouillent en de petits groupes pour vivre dans certains quartiers périphériques de la ville de Bujumbura.

Aline U, l’une de ces derniers ajoute que certains étudiants ont jugé bon d’initier certaines activités génératrices de revenus en marge des activités académiques pour ne pas mourir de faim en plus des activités académiques. Certains se sont lancés dans les activités de transferts d’argent avec le téléphone mobile.

D’autres travaillent dans les sociétés de gardiennage, etc. Selon ces derniers, l’association des activités académiques avec d’autres activités génératrices de revenus a eu des retombées négatives sur le niveau de compétence des étudiants.

Suite au manque de temps suffisant pour suivre et revoir les cours, c’est compréhensible que le niveau des étudiants en termes de compétence baisse, arguent‐ t‐ ils.

La valorisation de l’enseignement supérieur saluée

Les étudiants contactés saluent la mesure prise par le gouvernement du Burundi de valoriser l’enseignement supérieur, car la situation actuelle est catastrophique. En plus des conditions de vie des étudiants de Rumuri déplorables suite à la suppression de la restauration universitaire par l’Etat, les infrastructures sont dans un état de vétusté inouï.

Ces étudiants citent l’exemple des infrastructures des campus Kiriri, Mutanga, etc. Pour le moment, l’Université du Burundi n’attire pas les nouveaux étudiants et leurs parents du fait qu’elle est presque délaissée. Elle est réservée seulement aux enfants des parents économiquement faibles qui n’ont pas les moyens de payer le minerval dans les universités privées jugées plus organisées.

Notons que même l’évaluation qui a eu lieu ces derniers jours a montré que ce sont les universités privées qui sont bien organisées par rapport aux universités publiques en termes de qualité de l’enseignement dans l’enseignement supérieur.

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