Site icon Burundi Eco

Les prix des denrées alimentaires encore prohibitifs

Dans une descente effectuée au marché de Ngagara connu sous le sobriquet de Cotebu, les consommateurs déplorent que les prix des denrées alimentaires restent prohibitifs. Pourtant, la BRB estime qu’il y a un léger mieux à partir du quatrième trimestre 2025. L’inflation globale est passée de 34 ,2% à 21, 7 %. Dans les projections, elle pourra arriver à 11% en 2026. L’ABUCO indique que le rapport de la BRB sur la diminution du taux de l’inflation devrait se traduire par la diminution des prix des biens et services sur le marché.   

Les prix des denrées alimentaires restent élevés.

 

Les prix des denrées alimentaires restent élevés. Cela ressort d’un entretien avec les consommateurs rencontrés au marché Cotebu situé dans la commune Ntahangwa mardi le 3 mars 2026.

Un kg de riz simple s’achète à 7000 FBu, un kg de haricot de type Kinure 3700 FBu et un kg de grain de maïs 2000 FBu.

Celui des oignons rouges coûte 4000 FBu, celui des oignons blancs 3500 FBu, celui des pommes de terre 2000 FBu, celui des bananes 2000 FBu et celui des patates douces 1800 FBu.

Un kilo et demi de l’huile de palme s’achète à 12000 FBu et celui de l’huile de coton à 1800 FBu.

Les consommateurs s’inquiètent du fait que ces prix sont très élevés au regard des revenus de la majorité de la population. Et par conséquent, ils indiquent que cela réduit leur pouvoir d’achat.

Ils déplorent le fait que le coût de la vie devient de plus en plus cher. Actuellement, il n’est pas facile de joindre les deux bouts du mois sans au moins un million de FBu.

Que disent les commerçants ?

Les commerçants qui se sont entretenus avec Burundi Eco expliquent que les raisons de cette situation sont entre autres la pénurie du carburant qui augmente le coût du transport. De plus, ils s’approvisionnent à un coût élevé chez les producteurs.

Pour cette raison, ils doivent revoir à la hausse les prix de leurs produits pour ne pas travailler à perte.

Le niveau d’inflation va decrescendo    

Pourtant, malgré cette situation, la Banque de la République du Burundi indique que la situation de l’inflation s’est améliorée à partir du quatrième trimestre 2025.

Ce rapport précise que l’inflation globale a diminué s’établissant à 21,7% en moyenne trimestrielle contre 34,2% au trimestre précédent.  Cette diminution est liée à la fois à l’inflation alimentaire (18,4% contre 33,7%) et non alimentaire (26,6% contre 38,6%).

Il signale enfin que les projections du premier trimestre 2026 font état d’un ralentissement dans toutes les composantes de l’inflation après une période marquée par une forte volatilité. L’inflation globale est attendue à 11,3% au premier trimestre 2026, en ralentissement par rapport à celle enregistrée au quatrième trimestre de l’année 2025 (21,7%).

Pierre Nduwayo, président de l’ABUCO indique que le rapport de la BRB sur la diminution du taux de l’inflation devrait se traduire par la diminution des prix des biens et services sur le marché.

Notons que c’est le même cas qui s’observe sur le marché parallèle. On observe une stabilisation de notre monnaie locale par rapport aux devises étrangères depuis le début de l’année 2026. Nonobstant, il n’y a aucun impact positif concret sur le marché, déplore Nduwayo.  Il précise que ce sont seulement les commerçants qui sont en train de tirer profit de ces indicateurs économiques.

Quitter la version mobile