Le retour des victimes des inondations de Gatumba estimées à 24 034 personnes dont 11 001 de sexe masculin et 13 033 de sexe féminin dans leurs quartiers respectifs est en cours de préparation par le gouvernement en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers. Ce mouvement ne concerne pas les sinistrés des quartiers Mushasha I et II ainsi que ceux du quartier Gaharawe, car il s’y observe encore de l’eau stagnante. On compte les délocaliser définitivement vers d’autres endroits plus sécurises. Et d’ailleurs, ces quartiers vont devenir propriété de l’Etat
Le site de Kigaramango sera du coup démantelé, car il s’agit d’un site dont les conditions pour la vie de l’homme ne sont pas réunies.
Pendant ces derniers mois de l’année 2020, la population de la zone Gatumba a été victime des inondations liées au débordement des eaux de la rivière Rusizi associée à la montée des eaux du lac Tanganyika. Les victimes ont été à toute bride délocalisées. Elles ont été installées dans 4 sites. Le 1er site est Maramvya Sobel où sont installés 572 ménages avec une population de 2850 personnes dont 1309 de sexe masculin et 1581 de sexe féminin. Le 2ème est Kinyinya II qui compte 2525 ménages avec une population de 13 635 personnes dont 6409 de sexe masculin et 7226 de sexe féminin. Le 3ème est kigaramango où sont installés 1314 ménages avec une population de 6766 personnes dont 2921 de sexe masculin et 3845 de sexe féminin. Le 4ème est Maramvya Kirwati-Mafubo où sont installés seulement 133 ménages avec une population de 746 personnes dont 362 hommes et 384 femmes. Au total, on a dénombré 4544 ménages avec une population de 24 034 personnes dont 11 001 de sexe masculin et 13 036 de sexe féminin victimes des inondations de Gatumba, indique OPC1 Anicet Nibaruta, directeur général adjoint de la protection civile et secrétaire exécutif de la plateforme nationale pour la prévention des risques et la gestion des catastrophes. Selon lui, c’est une situation alarmante. Après ce drame, le gouvernement en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, la société civile, les confessions religieuses, etc, ont travaillé en synergie pour gérer cette situation.
Les sinistrés des quartiers Mushasha I, II et Gaharawe ne sont pas concernés
Après trois mois d’assistance de ces sinistrés, Nibaruta fait savoir qu’une réunion avec le gouverneur de la province de Bujumbura, le chef de zone Gatumba et les autres intervenants qui ont quelque chose à apporter comme appui pour améliorer les conditions de vie de ces sinistrés a été organisée. A l’issue de cette réunion, des recommandations ont été formulées. On a réfléchi ensemble sur le sort de ces derniers. La plus importante parmi les recommandations formulées est qu’ils se sont convenus d’organiser un mouvement de retour des sinistrés dans leurs quartiers respectifs où il n’y a plus d’eau stagnante. Ce mouvement ne concerne pas les sinistrés des quartiers Mushasha I et II ainsi que ceux du quartier Gaharawe, car il s’y observe encore de l’eau. Il concerne plutôt les sinistrés des quartiers Kinyinya I et II, Muyange I et II, Warubondo ainsi que Vugizo. Dans ces quartiers, Il n’y a plus d’eau. Pour dire que les sinistres (victimes des inondations de Gatumba) peuvent y retourner.
Le site de Kigaramango sera démantelé
Selon Nibaruta, les sinistres non concernés par ce mouvement seront installés dans un site de transit qui a été identifié à cette fin. Il s’agit de celui de kinyinya II. Le site de Kigaramango sera du coup démantelé, car il s’agit d’un site dont les conditions pour la vie de l’homme ne sont pas réunies. On va maintenir le site de Maramvya-Sobel en attendant que l’IGEBU nous fournisse des informations sur les prévisions météorologiques pour la période allant de septembre à décembre 2020. S’il advient qu’on annonce qu’il y aura de fortes précipitations, on va maintenir le site de Sobel comme site d’accueil des victimes des inondations de Gatumba.
La détermination du profil des sinistrés concernés par le programme de délocalisation en cours
Nibaruta indique qu’on a recommandé au ministère chargé de la solidarité, à la Croix Rouge du Burundi, à l’administration et aux autres acteurs de commencer le profilage qui déterminera les ménages qui vont rester pour être installés provisoirement au site de Kinyinya II. On va aussi déterminer le profilage des sinistrés qui seront concernés par le programme de délocalisation. Ce programme va aboutir à leur installation définitive sur un nouveau site. On va demander au ministère des Infrastructures d’aménager des parcelles pour les personnes qui seront concernées par ce programme. On a aussi demandé au gouverneur de la province de Bujumbura de contacter le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage pour qu’il y ait détermination des limites du parc de la Rusizi pour que désormais il n’y ait plus des personnes qui s’arrogent le droit de s’installer dans cette zone interdite appartenant au parc. Ce phénomène s’observe surtout à Mushasha I. Tenant compte des prévisions météorologiques qui seront annoncées d’ici deux semaines, on va savoir le comportement du climat pour qu’on puisse mettre en place le plan de préparation et de réponse. Au début du mois de septembre, On va organiser une réunion pour évaluer la mise en œuvre de toutes les recommandations.
Les travaux prévus pour prévenir les inondations à Gatumba
Juste après, on compte aussi organiser une rencontre avec tous les partenaires techniques et financiers dont la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, le PNUD et l’USAID pour échanger sur les voies et moyens de faire le curage de Rusizi I et d’aménager des digues de protection de part et d’autres de Rusizi II. C’est-à-. L’objectif de ces travaux est de prévenir de probables inondations qui pourraient survenir en cas de fortes pluies.
Notons que cette situation est liée au changement climatique. Nibaruta révèle que la population devrait développer une résilience communautaire pour s’y adapter.