Light Award est une initiative de Spears Connect Group qui est une entreprise de coaching, de consultance et de relations publiques pour le compte de l’Université Lumière de Bujumbura dans l’organisation de la compétition des projets innovants. C’est ce vendredi 24 mai 2019 que s’est déroulée la finale de cette compétition. Un pas de plus dans la promotion des jeunes entrepreneurs, selon le comité d’organisation
« Light Award » est un programme entrepreneurial qui tient une fois par an une compétition des idées entrepreneuriales des étudiants ou des lauréats qui ont fini leurs études au moins une année avant. « L’objectif principal c’est de faire en sorte que les étudiants commencent à penser déjà à créer l’emploi au lieu de penser à chercher l’emploi », souligne Jonathan Bright, coach et PDG de Spears Connect Group dans son discours de circonstance lors de la finale. Selon toujours Bright, une des ambitions de Light Award était au départ de rendre réelle la vision de l’Université Lumière de Bujumbura de promouvoir l’entrepreneuriat, mais aussi d’impliquer toute la communauté estudiantine dans la création des entreprises et à envisager des solutions durables en entrepreneuriat pour contribuer à booster l’économie du pays.
La promotion de la communauté estudiantine, une priorité de Light Award
Le système éducatif étant généralement focalisé sur la manière d’orienter ou d’éduquer les demandeurs d’emploi, des lauréats d’universités ont toujours du mal à s’adapter pour s’intégrer dans le monde du travail. « Light Award » se veut un redresseur de tendance en imprégnant les étudiants ou autres jeunes entrepreneurs des connaissances dans la création de leur propre emploi », fait savoir M. Bright avant d’ajouter que chaque année, les universités produisent des milliers de lauréats alors qu’il n’y a pas assez d’employeurs pour arriver à embaucher tous ces lauréats. « Alors si ces derniers se prennent en main et décident d’être créateurs d’emplois, ils ne seront pas juste une solution pour eux-mêmes, mais aussi pour les autres », indique-t-il
Light Award, une opportunité d’accompagnement et de coaching pour les lauréats
« Des prix, mais aussi de l’accompagnement », indique M. Bright. Dans l’édition précédente, les finalistes avaient été suivis par le BBIN qui a une longue expérience dans l’édification des entrepreneurs. Ils ont reçu des formations pour les aider à s’établir. Alors chaque catégorie a sa particularité et le BBIN, , Spears Connect et Empower Burundi sont tous dans le domaine du coaching d’entrepreneurs et vont faire ce suivi.
Des catégories diversifiées pour donner la chance à tout le monde
Cette 2ème édition aura connu 3 grandes catégories. Selon le comité d’organisation, le but est de permettre aux jeunes entrepreneurs de toucher tous les domaines de production afin de créer de nouvelles idées entrepreneuriales. « Nous avons d’abord choisi l’ « Agribusiness » car on sait que la majorité de la population burundaise vit de l’agriculture. Pour cela, ces jeunes étudiants avec leurs compétences peuvent innover dans ce secteur pour en faire un secteur de choix afin de l’enrichir avec les nouvelles technologies », précise coach Bright. Il y a ensuite « Visual&Creative Art » qui vise à promouvoir une image positive du Burundi. Les artistes qui ont postulé dans cette catégorie sont des peintres, des dessinateurs et des photographes. Une œuvre sera identifiée et son artiste primé. La catégorie « Classic&Social Entrepreneurship » c’est la catégorie de tous les autres projets. Ça implique les projets dans le secteur des TIC et les énergies renouvelables. Mais tout ce que ces catégories ont en commun c’est qu’elles doivent être basées sur les différents Objectifs de Développement Durables (ODD).
Après avoir écouté et analysé les projets des finalistes, le jury devait choisir un(e) gagnant(e) dans la catégorie « Visual&Creative Arts », trois gagnants dans la catégorie « Agribusiness » et trois autres dans la catégorie « Classic & Social Entrepreneurship ».
Delphin Kaze a remporté le premier prix d’une enveloppe de 800.000 FBu dans la catégorie « Classic&Social Entrepreneurship » suivi de Bélyse Niyubahwe qui a eu le 2ème prix de 500.000 FBu et le 3ème prix a été décerné à Janvier Cishahayo pour un montant de 300.000 FBu.
Dans la catégorie « Agribusiness », Ally Abdoul Salaam a remporté le premier prix de 800.000 FBu suivi d’Audrey Iradukunda qui a été 2ème avec 500 000 FBu et Alice Habonimana à la 3ème place avec 300.000 FBu. Quant à la dernière catégorie, c’est Kelly Nkurikiye, artiste peintre qui a remporté le premier prix constitué d’une enveloppe de 800.000 FBu.