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Makebuko : des projets de développement en défaut de financement

La commune de Makebuko n’a pas de marché moderne où elle peut tirer des fonds pour s’autofinancer. Cependant, des projets comme la construction d’un stade communal, l’aménagement d’un site touristique…sont en cours. Les financements proviendraient des bienfaiteurs, des amis de la commune et des habitants de la commune. Ces derniers ne vivent que de l’agriculture et de l’élevage 

La commune de Makebuko est l’une des 11 communes qui composent la province de Gitega. Yvette Kanyamuneza, administrateur de la commune de Makebuko indique que celle-ci est frontalière avec cinq autres communes de la province de Gitega dont Bukirasazi, Gishubi, Gitega, Itaba et Nyarusange.

La commune de Makebuko est constituée de 3 zones et de 29 collines. « Elle s’étend sur 170 km2  avec environ 89 mille habitants », déclare Mme Kanyamuneza.

Les habitants de la commune de Makebuko vivent principalement de l’agriculture et de l’élevage, selon l’administrateur communal. Ils cultivent particulièrement le maïs, le haricot, les patates douces, le manioc, les pommes de terre, les colocases…

« Maintenant, les habitants de la commune Makebuko commencent à s’intéresser à la culture du riz. Au cours de la saison culturale B, 132 hectares ont été exploitées. Après la récolte, on va cultiver sur la même étendue le maïs et la pomme de terre », annonce l’administrateur communal de Makebuko avant de signaler que même les autres activités s’exercent dans la commune de Makebuko comme le commerce des produits Brarudi, le commerce des habits, le commerce du pain, des beignets…

Yvette Kanyamuneza, administrateur de la commune de Makebuko : « Les habitants de la commune Makebuko vivent de l’agriculture et de l’élevage. Dans la campagne de collecte du maïs, 162 tonnes et 100 kg ont été collectées. Malgré cela, les hangars restent insuffisants ».

De grands projets à financement limité

Les financements communaux proviennent des recettes collectées dans les marchés. « La commune de Makebuko n’a pas de marché moderne. C’est pourquoi les recettes collectées ne sont pas suffisantes pour réaliser les projets de la commune. Par exemple, la somme élevée qu’on peut collecter le jour du marché est de 250 mille FBu », informe Mme Kanyamuneza avant de souligner que ce manque de moyens est l’une des causes qui font que la commune ne procède pas à la passation des marchés publics.

Pourtant, fait-elle remarquer, la commune a de grands chantiers, notamment la construction d’un stade moderne, l’aménagement du marché de Mumuri, la réhabilitation et l’équipement de la salle des réunions, l’aménagement d’une salle de classe à l’Ecole Fondamentale de Nyagasozi sur la colline de Rutanganyika, connecter la commune à l’Internet, l’aménagement d’un arrêt bus, le bouchage des nids de poule sur la RN8…

Un autre grand projet qui hante la commune de Makebuko est l’aménagement d’un site touristique appelé communément «Tapis vert» à Simba. Mme Kanyamuneza informe qu’à cet endroit, il existe des arbres naturels ayant la forme des cèdres. Leurs feuilles tombantes forment une couche d’une épaisseur d’environ ½ mètre.

Quant aux 570 millions de FBu, la somme que le gouvernement donne actuellement à chaque commune pour se développer, l’administrateur communal de Makebuko explique qu’ils sont affectés directement aux projets.

Pour ce qui est de la socio-économie, Mme Kanyamuneza dit que la pratique de la polygamie est en train de régresser. « Même les couples mariés illégalement sont sensibilisés pour régulariser leur mariage. Les récalcitrants se voient parfois forcés de se séparer », certifie-t-elle.

L’administrateur communal de Makebuko témoigne également que la population a déjà compris l’importance de se regrouper en coopératives et en associations pour produire en quantité suffisantes. A Makebuko, on y observe pour le moment des associations de motards, de coiffeurs…

Elle revient sur la campagne de collecte du maïs. En tout, 162 tonnes 100 kg de maïs ont été collectées. Malgré cela, les hangars de stockage font défaut, d’après l’administrateur communal de Makebuko.

Toutefois, elle regrette que la population autochtone puisse rester toujours en arrière en priorisant la poterie.

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