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Marché des capitaux : Une opportunité pour créer de l’emploi

Dans la publication n° 301, le journal Burundi Eco a fait savoir qu’un marché des capitaux sera mis en place avant la fin de l’année. Il est revenu sur la définition du marché des capitaux, ses avantages ainsi que ses acteurs incontournables. Pour le moment où le produit est proche, le journal va parler de l’apport de ce marché dans la création de l’emploi

Arsène Mugenzi, chef du service de régulation du marché des capitaux à la Banque de la République du Burundi (BRB): « Lors de la mise en place du marché des capitaux, les jeunes chômeurs vont trouver de l’emploi. Il y aura des activités qui n’exigeront pas le paiement des frais, mais l’engagement des employés »

Selon Arsène Mugenzi, chef du service régulation du marché des capitaux  du Burundi à la Banque de la République du Burundi (BRB), le marché des capitaux présente un grand avantage dans la création de l’emploi. Cela en commençant par ses acteurs qui sont les émetteurs, les investisseurs, les intermédiaires, la bourse des valeurs mobilières du Burundi…

« Si les émetteurs font recours aux analystes financiers et aux intermédiaires qui vont investir pour leurs comptes, ce sont des emplois qui sont créés », informe-t-il. Pour M.Mugenzi, il en est de même des investisseurs. Ceux-ci vont  également faire recours aux analystes financiers et aux intermédiaires.

Pour lui toujours, la création du marché des capitaux amène avec lui une autre  catégorie  d’institution financière appelée, établissements d’investissements.  « Ceux-ci vont jouer un rôle d’intermédiaire dans la cession-acquisition et elles auront besoin d’employés. Par exemple lorsqu’une entreprise veut fusionner ses actifs avec une autre entreprise ou purement et simplement les vendre, ce sont ces établissements d’investissement qui interviennent », martèle-t-il avant d’annoncer que les emplois seront également créés via les opportunités qu’offre le marché des capitaux.

Et de renchérir : « Avec les opportunités, sûrement qu’il y aura des revenus. Ceux-ci sont susceptibles à leur tour de créer de nouveaux emplois ».

Les intermédiaires en tête de liste

Les intermédiaires sont les négociants comme le signale M.Mugenzi. Ils participent au marché des capitaux pour leurs propres comptes ou pour le compte des tiers (tiras).

« Il y aura aussi des brokers (courtiers). Ceux-ci sont des unités qui s’occupent d’une intermédiation donc de la négociation pour le compte des tiers », explique-t-il.

M.Mugenzi précise que des fonds communs de placement seront créés, ceux-ci étant des entités qui seront créées et qui auront besoin d’employés. « Les assurances à leur tour vont aussi créer des filiales et se trouveront dans le besoin d’engager  des ressources humaines pour gérer très bien les activités sur le marché des capitaux», renchérit-il.

Lueur d’espoir pour les jeunes chômeurs

M.Mugenzi affirme que les jeunes chômeurs pourront trouver de l’emploi lorsque le marché des capitaux sera mis en place. Il encourage les jeunes diplômés qui ont une formation en sciences économiques, en droit, en mathématiques ou en sciences quantitatives et psychologiques, voire tout le monde à s’y intéresser. Toutefois, il regrette que dans le cursus académique, peu de matières se rapportent au marché des capitaux. Il recommande une documentation supplémentaire.

Ce qui est avantageant, selon toujours lui, c’est qu’il y a des activités qui n’exigent pas de capital, mais seulement les frais d’agrément pour opérer sur le marché des capitaux du Burundi. C’est le cas de l’analyste, d’un conseiller en investissement… Ceux-ci sont embauchés par l’investisseur.

La garantie s’impose

Les intermédiaires ont l’obligation de tenir une trésorerie qui respecte les normes prudentielles édictées par l’Autorité de régulation du marché des capitaux. M.Mugenzi le fait remarquer dans ces termes : « Il y a des exigences en termes monétaires parce que pour gérer les fonds de tiers, il faut une garantie pour rassurer l’investisseur qui va vous confier son capital ».

Quid de l’émission des crédits ou des actions ?

« Pour émettre des crédits, on fait appel aux gens afin qu’ils vous donnent de l’argent. Cela signifie qu’on émet une obligation (reconnaissance de dette).Par ce faire, une collecte de l’argent en termes de dette qu’elle devra rembourser à une échéance donnée », souligne M.Mugenzi.

Quant aux actions, il dit qu’une entreprise émet une partie de son patrimoine (actionnariat), c’est-à-dire si elle veut étendre ses activités. « Les nouveaux acquéreurs deviennent des propriétaires à part entière de l’entreprise. Ils vont ensemble partager les risques et les profits avec les anciens acquéreurs », éclaire-t-il.

M.Mugenzi signale enfin qu’il est difficile de quantifier les emplois qui seront créés par le marché des capitaux. Cela, d’autant plus qu’on n’a pas encore précisé combien d’acteurs vont intervenir dans ledit marché.

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