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Multiplication des semences : Aline Nsabimana excelle dans ce secteur malgré certains défis

Aline Nsabimana excelle dans la multiplication des semences dans les communes Mwaro et Mukike malgré qu’elle soit confrontée à certains défis. Elle multiplie les semences de pomme de terre, de blé, de haricot et de maïs. Elle est passée d’un hectare à 20 hectares de 2019 à aujourd’hui. Pour le moment, elle promet de se lancer dans l’exportation.    

Aline Nsabimana ꓽ « Je cultivais sur un hectare à Mukike au début. Pour le moment, Nsabimana se réjouit du fait qu’elle est passée d’un hectare à 20 hectares ».

Nous sommes mercredi le 21 janvier 2026 sur la colline Bisha de la commune Mwaro dans la province de Gitega. A cet endroit se trouve des champs de différentes cultures appartenant à Mme Aline Nsabimana. Il y a un hangar de stockage clôturé. A l’intérieur de la clôture, il y a des vaches, des lapins, des porcins, des poules, des moutons et des chèvres tous appartenant à Mme Nsabimana.

C’est à cet endroit qu’un reporter de Burundi Eco a rencontré Mme Nsabimana. Plus exactement à l’intérieur de son hangar de stockage.

Elle était avec son personnel entrain de conserver les semences de pomme de terre sur les lits de séchage. Elle fait savoir qu’elle s’est lancée dans la multiplication des semences de la culture de pomme de terre en 2019.

Je cultivais sur un hectare à Mukike au début, précise-t-elle.  Pour le moment, Mme Nsabimana se réjouit du fait qu’elle est passée d’un hectare à 20 hectares dont 10 hectares à Mukike dans la commune Rwibaga et 10 autres à Bisha dans la commune Mwaro.

Une récolte de 200 tonnes de pomme de terre attendue

Pour le moment, Mme Nsabimana s’attend à une récolte de pomme de terre estimée à 200 tonnes.

Elle remercie l’Ong IFDC qui l’a appuyée pour que sa production soit rentable. Et d’ajouter que cette Ong l’a également soutenue dans la construction d’un hangar de stockage moderne à Mukike.

Les estimations montraient que ce hangar serait construit sur un montant de 112 milliards de FBu. IFDC lui a offert 40% du budget nécessaire.

Un hangar d’une capacité de 400 tonnes en cours de construction

Pourtant, suite à la variation des prix des matériaux de construction, Nsabimana estime que ce hangar sera construit sur un montant de 250 millions de FBu.  «ce sera une infrastructure d’une capacité de 400 tonnes construite en matériaux durables dotée d’eau, d’énergie solaire, de toilettes et clôturée », explique-t-elle.

Elle fait savoir que cette infrastructure lui permettra de bien conserver ses produits. Et d’ajouter qu’elle diffère d’un hangar construit en planches, car elle est résiliente à l’incendie et aux effets du changement climatique.

En plus de ce hangar moderne érigé à Mukike, elle indique qu’elle a construit un autre hangar à Mwaro. Il est construit en planches et couvert de tôles avec une capacité de stockage de 200 tonnes.

Aline s’est lancée dans l’elevage.

Quid des variétés multipliées ?

Elle multiplie les semences des variétés Shangi, Ndindamagara et Victoria.  Pour le moment, elle multiplie aussi les semences de blé, de haricot et de maïs.  Elle se prépare également pour se lancer dans l’exportation. Pour gagner le pari, elle compte n’utiliser que des fertilisants organiques.

Qu’en est-il des défis ?

Malgré ces avancées, Mme Nsabimana fait remarquer qu’elle est confrontée à certains défis. Ce sont entre autres le manque de fertilisants et l’insuffisance de la main d’œuvre. Selon elle, cela fait qu’elle enregistre toujours des retards dans ses activités.

Elle demande alors à l’Etat de lui accorder des équipements tels qu’un tracteur ou d’autres machines qui peuvent l’aider pendant le sarclage ou le semis. Cela lui permettra d’accélérer ses activités dans l’optique de booster le rendement, renchérit-il.

Mme Nsabimana pratique aussi l’élevage

Et de souligner que Mme Nsabimana ne se limite pas seulement au secteur agricole. Elle a jugé bon de pratiquer également l’élevage des bovins, des ovins, des caprins, des porcins, des poules et des lapins pour bénéficier facilement de la fumure organique. La raison est que ces fertilisants sont chers. A titre illustratif, elle dépense 3 millions de FBu pour fertiliser un hectare.

Notons que les administratifs et la population qui se sont entretenus avec Burundi Eco remercient Mme Nsabimana du fait que ses activités contribuent au développement du pays. Elle donne de l’emploi à la population environnante et paie des taxes à l’Etat.

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