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Nourrir l’avenir du Burundi : pourquoi le chemin vers la Vision 2060 commence dans les champs des agriculteurs ?

Pour plus de 80 % des Burundais qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, cultiver devient de plus en plus difficile. Les pluies imprévisibles, la dégradation des sols et les effets croissants du changement climatique exercent une pression grandissante sur les récoltes et les revenus des ménages à travers tout le pays.

Atelier d’échange sur les modalités d’homologation des semences.

Le Burundi ne pourra atteindre ses ambitions inscrites dans les Visions 2040 et 2060 sans une transformation profonde de son secteur agricole. Et cette transformation commence par un accès accru des agriculteurs aux outils adaptés. Parmi ces outils, l’un des plus essentiels demeure l’accès à des semences de qualité.

Pour de nombreux agriculteurs, les semences de qualité représentent la différence entre une mauvaise récolte et une saison productive. Elles permettent une meilleure résistance à la sécheresse, une protection renforcée contre les maladies des cultures, ainsi que des rendements plus fiables, même dans des conditions difficiles.

Conscient de cette urgence, l’Office National de Contrôle et de Certification des Semences (ONCCS), en partenariat avec One Acre Fund Burundi et des acteurs majeurs du secteur semencier tels que Seed Co, PANNAR Seed et Western Seed Company, a organisé les 12 et 13 mai 2026 un atelier de haut niveau consacré à l’accélération de l’accès des agriculteurs burundais aux variétés de semences améliorées.

Annaise Kwizera Directrice pays de One Acre Fund.

Cet atelier a réuni des représentants des institutions publiques, des experts techniques ainsi que des partenaires du secteur privé afin d’examiner les moyens de renforcer et d’accélérer les mécanismes d’homologation et d’enregistrement des nouvelles variétés semencières au Burundi, pour que l’innovation atteigne plus rapidement les exploitants agricoles. Car lorsque l’introduction de nouvelles variétés sur le marché prend plusieurs années, ce sont les agriculteurs qui en supportent directement les conséquences.

L’approbation effective des nouvelles variétés de semences va bien au-delà d’un simple processus réglementaire ; elle a un impact direct sur les moyens de subsistance des agriculteurs. Un accès plus rapide à des semences améliorées permet aux producteurs de cultiver des variétés mieux adaptées aux changements climatiques, aux conditions locales des sols, ainsi qu’au besoin croissant de fournir une alimentation nutritive à leurs familles et à leurs communautés.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance d’une collaboration renforcée entre les différents acteurs du secteur agricole. Les institutions gouvernementales, les entreprises semencières et les partenaires techniques ont tous un rôle essentiel à jouer pour garantir aux agriculteurs l’accès aux innovations nécessaires à leur réussite.

La delegation en visite des stations d’essai des semences.

Tout au long de l’atelier, l’ONCCS et les représentants du gouvernement ont souligné la nécessité de créer un environnement favorable à l’innovation agricole, en parfaite cohérence avec les priorités nationales de développement du Burundi.

« Aucune organisation ne peut, à elle seule, relever les défis agricoles du Burundi », a déclaré Annaise Kwizera, Directrice pays de One Acre Fund Burundi. « Les véritables avancées se produisent lorsque les institutions publiques, les partenaires techniques et les acteurs du secteur privé travaillent ensemble, en plaçant les agriculteurs au cœur de chaque décision.

Investir aujourd’hui dans des semences de qualité, c’est investir dans de meilleures récoltes, dans des communautés rurales plus résilientes, et dans la prospérité future du Burundi. »

Alors que le Burundi poursuit ses efforts pour atteindre ses objectifs de développement à long terme, l’amélioration de l’accès à des semences de qualité restera indispensable, non seulement pour accroître la productivité agricole, mais aussi pour renforcer la sécurité alimentaire et permettre aux familles agricoles de mieux protéger leurs moyens de subsistance.

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