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OBR : Vers la réduction de la fraude faite par les agences en douane

OBR : Vers la réduction de la fraude faite par les agences en douane

L’Office Burundais des Recettes (OBR) en partenariat avec la Finbank a procédé jeudi le 20 septembre 2018 au lancement officiel du paiement électronique des droits et taxes douaniers. Les avantages seront entre autres le gain en temps et en coût lors du dédouanement des marchandises, la réduction du risque de falsification  des quittances et de minoration des valeurs des marchandises.

«Actuellement, lorsque les marchandises sont déclarées par les agences en douane, toutes les informations sont saisies dans le logiciel ASYCUDA. Après la saisie, les droits et taxes douaniers sont payés par les agences en douane, c’est-à-dire que l’importateur est notifié par les agences en douane. Ce dernier leur donne l’argent  pour aller payer à l’OBR», indique Audace Niyonzima, commissaire général de l’OBR.

Audace Niyonzima, Commissaire général de l’OBR : « cet outil de paiement va réduire le délai de dédouanement des marchandises »

Quid des conséquences ?

Selon  Niyonzima, certaines agences en douane s’arrogent le droit de falsifier les factures des marchandises. Elles minorent notamment les prix des marchandises et les droits de douane à payer à l’OBR. Elles informent le contribuable qu’elles ont payé plus qu’il ne fallait pas. La différence entre ce qu’elles ont payé à l’OBR et ce qu’elles ont reçu de l’importateur est empochée  par ces agences. De surcroît, il y a aussi un risque de falsification des quittances de l’OBR et des factures des marchandises.

La nouveauté de ce nouvel outil de paiement 

Avec ce nouvel outil de paiement, lorsque les agences en douane terminent de faire la déclaration,  Niyonzima fait remarquer que l’importateur lui-même va  se rendre à la Finbank. Il va trouver que les informations saisies par l’agence en douane sont aussi enregistrées à la  Finbank. Même le montant à payer.  Il va payer directement à l’OBR à partir de cette banque. Après avoir payé, on constate au même instant le paiement à l’OBR.

Gain en temps et en coût

Niyonzima  fait savoir que cet outil de paiement va réduire le délai de dédouanement des marchandises. Le risque de  falsification des quittances de l’OBR et de minoration des valeurs des marchandises  sera également maitrisé. Selon toujours lui, c’est une joie immense pour l’OBR dont la mission consiste en l’optimisation des recettes tout en offrant un service rapide, transparent et performant aux contribuables.

Propulser l’OBR à un haut niveau de performance

Selon toujours Niyonzima, l’optimisation des recettes pour le Trésor Public ne saurait être atteinte sans l’appui des technologies de pointe, encore moins la sécurisation des recettes collectées ou la lutte contre la corruption et la fraude. «Nous espérons que cette étape de l’informatisation de la procédure de paiement des droits et taxes en douane va propulser l’OBR à un haut niveau de performance», certifie-t-il. En effet, il s’agit d’une composante du Guichet Unique Electronique, une plateforme électronique d’échange de documents requis pour importer ou exporter des biens.

Depuis presque trois mois,  il note que des institutions sont interconnectées en phase pilote pour faciliter la procédure d’obtention de toutes les autorisations nécessaires. Il s’agit de la connexion entre l’OBR, le ministère en charge de la Santé, celui en charge de l’Agriculture, l’Agence de Promotion des Investissements(API) et le Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN).

Désormais, les importateurs ou exportateurs n’auront plus besoin de faire des navettes entre lesdites institutions avec des risques de falsification des documents, de leur perte ou de retards injustifiés. Tout est géré électroniquement, n’est-ce pas l’atteinte des objectifs assignés à l’OBR dont celui de la performance, de la sécurisation des recettes, de la transparence et de la rapidité des procédures, se  questionne-t-il.

Sécurisation de l’information et des recettes de l’OBR

Niyonzima note que le paiement électronique des droits et taxes douaniers vise la facilitation de la communication et de l’échange des données, la sécurisation de l’information et des recettes. Il vise aussi la simplification des procédures, la réduction du temps et du coût des affaires, le renforcement de la transparence, la réduction de la fraude et de la corruption ainsi que la sécurisation des documents.

Les participants au lancement officiel du paiement électronique des droits et taxes douaniers entrain d’écouter les discours du commissaire général de l’OBR et de l’ADG de Finbank

Il espère que même d’autres banques et institutions financières emboîteront le pas a la FINBANK en offrant le même service du moment que les contribuables sont localisés partout sur tout le territoire national.

Un outil pour stimuler la croissance économique

Joe Dassin Rukundo. Administrateur Directeur Général de Finbank ajoute que ce projet a été entrepris par l’OBR dans son souci constant d’accroître les recettes douanières et de stimuler la croissance économique. Selon lui, le paiement électronique des droits et taxes douaniers permettra aux importateurs et aux exportateurs de rendre rapide les opérations de dédouanement par la réduction des lourdeurs administratives. C’est si simple. Il n’y a plus besoin d’allers-retours dans différents bureaux de l’OBR pour collecter les quittances de paiement. Une fois que votre déclaration en douane aura été saisie par le déclarant et qu’elle aura été validée par les services de l’OBR, la Finbank se chargera du reste.  De plus, l’OBR verra en temps réel que vous venez de vous acquitter des droits et taxes douaniers et vous repartirez de la Finbank avec un reçu de paiement.

La Finbank s’engage à ouvrir autant de guichets que de besoin à tous les points de collecte des recettes douanières pour faciliter ce paiement.  Avec le système actuel, le paiement se fera sous forme de versement en espèces, de chèque certifié ou de chèque standard. Tous ces modes de paiement impliquent la présence physique  de l’importateur ou de son agent  à la banque pour effectuer le paiement.

 

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