168 candidats dont 117 jeunes diplômés et 51 fonctionnaires ont été sélectionnés par l’IMCP pour suivre une formation académique de trois mois à l’Institut Supérieur de Gestion des Entreprises (ISGE) et à l’Université du Burundi (UB). En plus de cette formation, ils vont effectuer un stage de 9 mois dans les projets financés par la Banque Mondiale au Burundi. L’objectif de ce programme est de mettre en place une pépinière de jeunes professionnels bien formés et outillés pour la bonne gestion des projets et des entreprises.
Bienvenu Irakoze, coordonnateur du projet PAFEN ꓽ « L’objectif de l’IMCP est de mettre en place une pépinière de jeunes professionnels bien formés et outillés pour la bonne gestion des projets et des entreprises ».
Sous le patronage du Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique, le Projet d’Appui aux Fondations de l’Economie Numérique (PAFEN) à travers l’Initiative de Masse Critique des Professionnels (IMCP) a organisé le jeudi 25 septembre 2025 une journée d’orientation de la cohorte une de l’IMCP.
Selon Bienvenu Irakoze, coordonnateur du PAFEN, 168 candidats dont 117 jeunes diplômés et 51 fonctionnaires ont été sélectionnés par l’IMCP pour suivre une formation académique de trois mois à l’Institut Supérieur de Gestion des Entreprises (ISGE) et à l’Université du Burundi (UB).
En complément de cette formation, ils vont effectuer un stage de 9 mois dans les projets financés par la Banque Mondiale au Burundi.
Pourquoi l’IMCP ?
Selon lui, l’objectif de ce programme est de mettre en place une pépinière de jeunes professionnels bien formés et outillés pour la bonne gestion des projets et des entreprises.
Elle rentre dans la composante 2 du PAFEN qui évoque la promotion et le développement de l’utilisation du numérique dans les services publics. « C’est sous cette composante qu’on a pu mobiliser un budget additionnel pour financer l’IMCP », souligne Irakoze.
Ingrid Cesarine Meka, spécialiste principale en gestion financière à la Banque Mondiale ajoute que c’est dans l’optique de constituer une masse critique de professionnels opérationnels dans 5 domaines clés qui sont la gestion financière, le contrôle et l’audit interne, la passation de marchés, les normes environnementales et sociales ainsi que le suivi‐évaluation.
Ingrid fait savoir que ce programme a été lancé, car il a été constaté qu’il y a au Burundi un manque de spécialistes qualifiés en gestion des projets et des entreprises. Le pire est que le peu de personnel qualifié dont on dispose a déjà atteint l’âge de la retraite.
Pour cela, elle fait remarquer que le besoin de former une nouvelle génération de professionnels se fait sentir.
Les bénéficiaires ravis.
Que vise l’IMCP ?
Selon elle, ce programme IMCP ne tombe pas du ciel. Elle s’appuie sur les leçons apprises en Côte d’ivoire, en Guinée, au Niger et au Burkina Faso. Elle vise à renforcer les capacités locales et à améliorer les performances des projets et des entreprises.
Ce cadre de la Banque Mondiale au Burundi demande aux candidats de saisir cette opportunité unique pour transformer leur carrière et contribuer au développement du pays.
Selon elle, la présence et la ponctualité des candidats sont recommandées pour que ce travail soit couronné de succès. Elle affirme que les moyens nécessaires pour la mise en œuvre de ce programme sont disponibles.
Les bénéficiaires ravis
Les bénéficiaires s’en réjouissent. C’est l’exemple de Mme Marie Claire Ndayikengurukiye, conseiller au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique. Elle précise que cette formation est venue pour renforcer ses compétences, surtout au niveau pratique.
Elle indique que cela va lui permettre de trouver facilement de l’emploi même en dehors du pays, car la loi utilisée par la Banque Mondiale dans la passation des marchés publics est la même dans tous les pays où elle opère.
Pierre Nibikora qui a suivi la formation dans le domaine de l’Audit Interne abonde dans le même sens. Selon lui, ce programme permet aux bénéficiaires d’améliorer leurs connaissances au niveau pratique, mais aussi par rapport à ce qu’ils ont appris en classe.
Ils remercient alors le gouvernement du Burundi et son partenaire, la Banque Mondiale, pour avoir multiplié ce genre de formations, car les jeunes diplômés en ont besoin.
Le gouvernement demande aux bénéficiaires de fructifier les acquis de ce programme
Francine Inarukundo, Secrétaire Permanente au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique demande aux bénéficiaires de cette formation d’en profiter au maximum pour renforcer leurs connaissances chacun en ce qui le concerne. Elle précise que cette initiative apporte une valeur ajoutée au pays dans la maîtrise du défi lié au manque de professionnels dans la mise en œuvre des projets.
Francine Inarukundo, Secrétaire Permanente au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique : « Cette initiative apporte une valeur ajoutée au pays dans la maîtrise du défi lié au manque de professionnels dans la mise en œuvre des projets ».
Notons qu’à cette occasion, il a été procédé à la remise des certificats à 95 lauréats de la cohorte zéro composée de fonctionnaires et d’experts déjà sur terrain dans les projets financés par la Banque mondiale. Leur formation théorique de 3 mois a été complétée par un stage de 2 mois dans les mêmes projets.
