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Pas de concours national en 6e année, mais un « test de sélection »

Parmi les réformes prévues dans le système éducatif burundais telles qu’annoncées par le ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, figure celle liée à la réintroduction des écoles à régime d’internat à partir de la 7e année. Pour y accéder, les élèves de la 6e année devront passer un test de sélection, mais pas le concours national, selon le ministre en charge de l’éducation.

Les élèves ayant obtenu de très bons résultats mais qui n’auront pas eu la chance d’intégrer les écoles d’excellence, ils seront orientés vers les écoles publiques à régime d’internat.

 

Des informations émanant du ministère de l’Education ont annoncé depuis le début de l’année certaines réformes prévues dans le secteur de l’éducation dès la rentrée scolaire 2026- 2027. Entre autres : la réintroduction du régime d’internat à partir de la 7e année, la réintroduction de la classe de 10ème à partir de l’année scolaire 2027‐ 2028, pour ne citer que celles-là. Ces réformes ont été salués par plus d’un mais la question qui restait sans réponse est celle liée à leur mise en application.

« Ces derniers temps, des rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux affirmant que le concours national de la 6ème année allait faire son retour. Nous tenons à vous informer que ces informations sont fausses. Il n’y aura pas de Concours National en 6ème année », a tenu à préciser le ministre en charge de l’Education et de la recherche, François Havyarimana. C’était lors d’un point de presse qu’il a animé ce jeudi 16 juillet 2026.

Concours National ou test de sélection ?

Dans ce point de presse, le ministre de l’Education a fait savoir qu’en 6e année, il n’y aura pas de concours national, mais plutôt un test de sélection. Comme il l’a expliqué, ce test permettra aux élèves ayant terminé la 6ème année avec de meilleures notes d’accéder aux écoles d’excellence. « Nous sommes d’ailleurs sur le point de finaliser l’organisation de ce test », précise-t-il.

Quant aux autres élèves ayant également obtenu de très bons résultats mais qui n’auront pas eu la chance d’intégrer les écoles d’excellence, ils seront orientés vers les écoles publiques à régime d’internat. Enfin, les élèves ayant réussi la 6ème année mais qui n’auront pas pu obtenir de place ni dans les écoles d’excellence ni dans les écoles publiques à régime d’internat seront orientés vers les écoles externes ordinaires, comme cela se faisait habituellement.

Pour les élèves qui intégreront les internats publics en 7ème année, le ministre Havyarimana a tenu à préciser qu’ils ne payeront pas les frais de scolarité conformément à la politique de gratuité de l’enseignement fondamental instaurée par l’Etat. Néanmoins, comme ils seront internes, les parents devront payer les frais liés à l’hébergement et à la restauration.

L’amélioration des conditions d’apprentissage

Lors d’une visite dans les communes de Shombo et Karusi, au mois de mars 2026, le ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, a indiqué que 5 000 élèves supplémentaires seront admis dans les internats chaque année à partir de l’année scolaire 2024-2025 dans l’objectif d’améliorer les conditions d’apprentissage et le niveau des élèves.

Actuellement, les écoles à régime d’internat sont très recherchées par de nombreux parents pour y envoyer leurs enfants car, selon le ministre Havyarimana, les parents ont compris que les enfants qui étudient dans les écoles à régime d’internat bénéficient d’un encadrement et d’une éducation morale renforcés par rapport à ceux qui ne sont pas dans les internats. Ainsi, les parents qui souhaitent que leurs enfants qui ont réussi la 6ème année aillent à l’internat, mais qui n’auront pas eu la chance d’obtenir une place ni dans les écoles d’excellence ni dans les internats publics sont invités à les orienter vers les écoles privées à régime d’internat.

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