Le bureau de la deuxième vice-présidence a organisé une réunion mardi le 19 juillet 2016 à l’intention des opérateurs économiques et représentants des associations des commerçants du Burundi. Objectif : promouvoir le secteur commercial.
Pourtant les devises font toujours défaut. La pénurie de ces devises est souvent attribuée à la crise économique qui secoue le monde. Au Burundi c’est la crise que traverse le pays qui est toujours prise pour responsable de cette pénurie. Les aides des partenaires ont été gelées à la source alors qu’elles augmentaient la quantité des devises. La production des cultures d’exportation comme le café a chuté. Ce qui fait que les devises n’entrent pas dans le pays comme on le souhaite. Il en est de même de la composante hôtellerie et tourisme qui ne génère plus de devises comme à l’accoutumée.
Malgré cela les devises ne sont pas parties en catimini. Le Burundi est un pays qui a un sous-sol riche, trop riche même. Il peut recourir au Système Monétaire International (SMI). Celui-ci est une méthode utilisée pour l’échange de biens, de dettes et de services entre pays à devises différentes. La compensation peut être également un moyen efficace de récolte des devises. Celle-ci est l’extinction d’une dette par la fourniture d’une marchandise ou d’une créance dans une autre devise.
Donc avec la richesse de son sous-sol, notre pays peut user de des deux systèmes ci-haut cités pour se procurer des devises. Il peut aussi se convier à la dollarisation, une technique selon laquelle un pays accepte comme monnaie utilisée dans toutes les transactions le dollar américain. Cependant bien que ces systèmes soient meilleurs pour la récolte des devises, on assiste toujours aux magouilles et au clientélisme qui ont toujours caractérisé les fans du remplissage de leurs poches pour s’en procurer. Normalement, ils n’ont pas de raison d’être.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous nous asseyons sur les devises, nous marchons sur les devises, nous construisons sur les devises. Il suffit de changer la manière de s’en procurer tout en privilégiant la transparence.