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Plus de 500 mille emplois projetés d’ici 2025

Le Plan d’Actions National pour l’Emploi des Jeunes (PANEJ) a été validé sous l’égide du Premier ministre de la République du Burundi CPG Alain Guillaume Bunyoni mardi le 22 juin 2021. 545 456 emplois sont projetés à être créés d’ici 2025 moyennant le coût de la mise en œuvre estimé à plus de 160 milliards de FBu. Sont visés les jeunes âgés de 18 ans à 35 ans

Le document a été élaboré dans le but de permettre à chaque jeune Burundais d’obtenir des facilités d’accès à un emploi décent, générateur de revenus.

« Le PANEJ garantit l’égalité des chances d’accès à l’emploi et au travail décent pour tous les jeunes âgés de 18 ans à 35 ans », lit-on dans le document.

Il indique qu’au terme de sa mise en œuvre, le PANEJ créera 545 456 emplois. Cela si une des sept orientations stratégiques reste maintenu. Celui-ci fait allusion à la dynamisation du secteur privé et à l’amélioration du climat des affaires. D’autres orientations signalées sont entre autres la planification, la programmation, la budgétisation, le pilotage et le suivi-évaluation des programmes sectoriels sensibles à l’emploi et au travail décent. Le plan revient également sur la mise en adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, la promotion du travail décent des jeunes, l’amélioration de la gouvernance du marché du travail en faveur des jeunes…

Le coût de la mise en œuvre du plan est estimé à 160 781 400 000 FBu, soit un investissement annuel attendu de 40 195 350 000 FBu.

Le PANEJ veut réduire le chômage en facilitant l’accès à l’emploi pour les jeunes âgés de 18 ans à 35 ans.

De probables obstacles à la réalisation des objectifs

Le plan signale la faiblesse des ressources et la faible mobilisation et adhésion des jeunes comme les risques susceptibles d’affecter l’atteinte des résultats. Le PANEJ met en cause aussi les effets de la crise de la Covid-19. Cela avec un risque de réduction des financements extérieurs et une contraction des perspectives économiques locales.

Il s’attaque par ailleurs à la faiblesse des compétences techniques, au faible niveau de développement du secteur privé, à la précarité du climat des affaires…

Le plan annonce que le marché du travail est caractérisé par un taux élevé d’activité, soit 79, 7% au sens large et 79,0% au sens strict de la définition du Bureau International du Travail (BIT).  Ce taux d’activité, selon toujours le plan, est tiré par les individus non instruits. Il diminue progressivement selon le niveau d’instructions des personnes âgées de 15 à 64 ans.

« Le secteur informel s’impose en principal pourvoyeur d’emplois des jeunes de 15 à 35 ans. Cela avec 96, 7% d’actifs dans le secteur informel (travail domestique, entreprises privées non formelles). Il n’y a que 3,4% des jeunes actifs qui évoluent dans le secteur formel », déplore le PANEJ.

Il rappelle que l’économie du pays est caractérisée non seulement par le secteur informel, mais aussi par la prédominance du secteur rural. Le plan fait remarquer que l’agriculture contribue au PIB à hauteur de 40% et emploie 80% de la population active.

« Le secteur industriel et les services n’emploient que 8% du total des actifs. Les jeunes qui constituent 65% des 12 millions d’habitants du pays sont largement touchés par le phénomène du chômage et du sous-emploi. Le taux de chômage officiel des jeunes de 15 à 35 ans est très faible. Il est évalué à 2,4% au sens strict et 3,7% au sens large. Toutefois, il ne traduit pas toutes les réalités liées au chômage des jeunes », dévoile le document.

Ce plan a été élaboré par l’Office Burundais de l’Emploi et de la Main d’œuvre (OBEM), un service technique du ministère ayant la fonction publique dans ses attributions. C’est le ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD) qui ont organisé l’atelier de validation de ce plan, la BAD étant une des grandes banques donateurs du pays.

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