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Programme de facilitation du transport et du transit de la tripartite COMESA-EAC-SADC : Pour un coup de pouce au secteur du transport

Un programme quinquennal de facilitation du transport et du transit (Tripartite Transport and Transit facilitation Programme=TTTP) est en train de se développer dans le COMESA, l’EAC et la SADC. C’est dans le but de trouver des solutions aux défis qui hantent le secteur du transport dans les trois régions

Selon Philbert Nsanzamahoro, directeur des infrastructures au ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté Est Africaine, le manque de transport libéralisé, intégré dans la région de l’Afrique orientale et australe crée de nombreux obstacles dans le secteur du transport. Ce qui occasionne des retards importants et des coûts élevés aussi bien que les défis à la sécurité et à la durabilité des routes.

Philbert Nsanzamahoro, directeur des infrastructures au ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté Est Africaine : « L’objectif stratégique global du TTTP est de faciliter le développement d’un marché de transport routier régional libéralisé, intégré et compétitif dans la région »

« C’est cette situation qui a fait que le Marché Commun de l’Afrique Australe et Orientale (COMESA), la Communauté Est Africaine (CEA), la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et les Etats-pays partenaires développent un programme tripartite de facilitation du transport et du transit afin de trouver des solutions aux défis liés au secteur du transport. Cela à travers l’harmonisation des politiques, des lois, des règlements, des systèmes et des normes de transport concernant les chauffeurs, les charges, les véhicules et les infrastructures routières dans les pays de l’Afrique Australe et Orientale », déclare-t-il.

Le DFID cède la place à l’UE

M. Nsanzamahoro rappelle que TTTP était initialement financé par le Département Anglais pour le Développement International (DFID).

« C’est l’Union Européenne (UE) qui l’a remplacé en engageant un total de 18 millions d’euros pour soutenir le programme. Cela pour une période de quatre ans et demie de 2017 à 2021. L’accord de financement a été signé en novembre 2016 à Bruxelles en Belgique. Le projet a commencé le 10 août 2017 et se clôturera au 9 novembre 2021 », précise-t-il.

Pour Nsanzamahoro, l’objectif stratégique global du programme est de faciliter le développement d’un marché de transport routier régional libéralisé, intégré et compétitif dans la région. « Son but est de développer et mettre en œuvre les normes, les règlements, les lois et les politiques routiers harmonisés. Cela pour des raisons de transit et de transport routiers transfrontaliers, les services de logistiques, les systèmes et les procédures efficaces dans la région », martèle-t-il.

Les résultats attendus, selon M. Nsanzamahoro, sont entre autres la stratégie de la gestion du chargement des véhicules, les normes et les règlements harmonisés sur les véhicules, les conditions préalables à la mise en place d’une plateforme et d’un système d’informations et de registres de transport, l’amélioration de l’efficacité des corridors de transport régionaux.

Il indique que les activités à être réalisées sont notamment le contrôle de la surcharge des véhicules, l’immatriculation nationale des opérateurs de transport, le système national d’informatisation sur les transports, les dimensions des véhicules, le règlement, les normes et procédures harmonisées pour la formation, le test et l’octroi des permis de conduire aux conducteurs, le transport des charges anormales, le transport des marchandises dangereuses, l’harmonisation des systèmes d’assurance automobile transfrontaliers contre tiers, le mémorandum d’entente sur la gestion du chargement des véhicules et l’accord sur le transport routier.

Des divergences

M. Nsanzamahoro fait remarquer que pas mal d’activités sont en train d’être réalisées. « Seul le mémorandum d’entente sur la gestion du chargement des véhicules et l’accord sur le transport routier font encore objet d’échanges », signale-t-il.

M. Nsanzamahoro notifie par exemple qu’au niveau de la CEA, le souhait est que la tolérance sur le poids brut de l’ensemble du véhicule et des marchandises soit de 0 %. « Ce qui n’est pas le cas pour la SADC. Il veut que cette tolérance soit de 2 % », ajoute-t-il.

Sur les 21 pays concernés par le programme, une étude a montré le classement de la mise en œuvre du programme dans 19 pays, exceptés le Soudan et le Sud-Soudan. Les pays sont classés en pourcentage.

C’est le Burundi et le Djibouti qui viennent en dernière position avec 8 % pour chaque pays. Voici les pays concernés par le programme et leurs pourcentages: Afrique du Sud 71 %, Angola 19 %, Botswana 35 %, Burundi 8 %, Djibouti 8 %, Erythrée 16 %, Ethiopie 22 %, Kenya 24 %, Lesotho 31 %, Malawi 85 %, Mozambique 38 %, Namibie 72 %, Ouganda 27 %, Rwanda 34 %, Swaziland 17 %, Tanzanie 17 %, Zambie 53 % et Zimbabwe 23 %.

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