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Quand la hausse du SMIG à elle seule ne suffit pas

Le gouvernement du Burundi compte revoir à la hausse le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). On a recommandé qu’il passe de 105 FBu à 6000 FBu par jour dans les zones rurales et de 160 FBu à 9000 FBu par jour dans les villes de Bujumbura et Gitega. La Fédération nationale des syndicats du secteur de l’enseignement et de l’éducation du Burundi (Fnaseeb) s’en réjouit. Pourtant, il demande aussi la hausse des salaires des fonctionnaires.     

Arcade Nimubona qui représente la commission nationale de la protection sociale ꓽ « L’actualisation du SMIG a été fait car le code du travail dans son article 186 indique que le SMIG doit être actualisé tous les quatre ans tout en tenant compte de la fluctuation des prix sur le marché et de l’économie du pays ».

 

Dans une réunion organisée le 13 mai 2026 par le ministère en charge de l’emploi, il a été précisé que le gouvernement compte actualiser le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG).

Pour le moment, il a été suggéré qu’il passe de 160 FBu à 9000 FBu par jour dans les villes de Bujumbura et Gitega et de 105 FBu à 6000 FBu par jour à l’intérieur du pays.

Il est fixé à 8000 FBu par jour dans les villes de Ngozi et Rumonge et à 7000 FBu dans les autres villes.

Selon Arcade Nimubona qui représente la commission nationale de la protection sociale, cela a été fait car le code du travail dans son article 186 indique que le SMIG doit être actualisé tous les quatre ans tout en tenant compte de la fluctuation des prix sur le marché et de l’économie du pays.

Le SMIG actuel vieux de 38 ans     

Il a fait remarquer que l’actuel SMIG date de 1988. Il est fixé à 105 FBu à l’intérieur du pays et à 160 FBu dans les villes.

Antoine Manuma, président de la Fenaseeb se réjouit du fait que l’Etat a pensé à l’actualisation du SMIG, car le coût de la vie devient de plus en plus élevé.

Pourtant, il indique que ces chiffres ne riment pas avec les réalités du moment. Il donne l’exemple de la rémunération journalière de certains employés. Un journalier qui passe 6 h chez son voisin pour cultiver dans les champs est payé entre 8000 FBu et 10 000 FBu par jour. Ça dépend des régions et des saisons.

Le pire s’observe chez les maçons et les aides maçons, car ces derniers sont payés respectivement à plus de 30 000 FBu et 15 000 FBu.

A cela s’ajoute la cherté des prix des produits de première nécessité, des loyers, des soins de santé, etc.

Selon Manuma, si l’Etat augmente le SMIG, cela veut dire que même la rémunération de ceux qui travaillent dans les ménages doit être revu à la hausse au même niveau.

Les habitants de la ville de Bujumbura contactés indiquent que la hausse du SMIG ne suffit pas. Ils demandent la maîtrise de la forte inflation qui s’observe actuellement.

La hausse des salaires des fonctionnaires, une nécessité  

Manuma demande alors au gouvernement de revoir à la hausse les salaires des fonctionnaires pour qu’ils soient indexés au coût de la vie.

Notons que le SMIG est le salaire minimum légal applicable à tous les secteurs d’activité au Burundi. Il s’agit du revenu minimum que tout employeur doit verser à ses salariés, quel que soit le secteur d’activité.

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