Le budget général de l’Etat burundais pour l’exercice 2026-2027 s’élève à 7 014 milliards de BIF, selon l’article 4 de la loi budgétaire. L’analyse de la répartition des dépenses montre que les secteurs de l’éducation, des finances, de la défense, de l’agriculture et de la santé concentrent une part importante des ressources publiques, traduisant les priorités du gouvernement.
Le budget général de l’État prévoit des dépenses de plus de 7 000 milliards de BIF.
Le budget général de l’Etat pour l’exercice 2026-2027 atteint 7 014 milliards de BIF. La répartition des dépenses, telle que prévue à l’article 4 de la loi budgétaire, met en évidence les domaines jugés prioritaires par les pouvoirs publics.
Le ministère des Finances, du Budget et de l’Économie numérique bénéficie de la plus importante enveloppe avec 2 916 milliards de BIF, soit plus de 40 % du budget global. Cette dotation reflète notamment les dépenses liées à la gestion des finances publiques, au service de la dette et aux différentes opérations financières de l’État.
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique arrive en deuxième position avec 768,205 milliards de BIF. Cette allocation confirme l’importance accordée au secteur éducatif, appelé à poursuivre les réformes visant à améliorer l’accès à l’enseignement et la qualité de la formation.
Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants reçoit 674,561 milliards de BIF, tandis que le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage se voit attribuer 622,88 milliards de BIF. Ces deux secteurs figurent parmi les principaux bénéficiaires du budget, traduisant l’attention portée à la sécurité nationale et au développement agricole, pilier de l’économie burundaise.
Le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique dispose de 409,877 milliards de BIF, devant le ministère des Infrastructures, des Logements sociaux, des Transports et de l’Équipement (397,225 milliards de BIF) et le ministère de la Santé publique (315,514 milliards de BIF).
Les institutions de l’Etat également financées
Au niveau des institutions, la Présidence de la République bénéficie d’une dotation de 216,423 milliards de BIF. Les dépenses prévues pour le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement s’élèvent à 128,775 milliards de BIF, tandis que le ministère de la Justice, des Droits de la personne humaine et du Genre reçoit 145,8 milliards de BIF.
L’Assemblée nationale dispose d’un budget de 29,049 milliards de BIF, contre 21,744 milliards de BIF pour le Sénat. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) bénéficie d’une enveloppe de 30,450 milliards de BIF, supérieure à celle des deux chambres du Parlement.
Parmi les autres institutions, la Primature est dotée de 19,352 milliards de BIF, la Vice-Présidence de 5,201 milliards de BIF et le Secrétariat général de l’État de 3,929 milliards de BIF. La Cour des comptes reçoit 2,304 milliards de BIF, l’Institution de l’Ombudsman 2,884 milliards de BIF, tandis que la Cour suprême et le Parquet général de la République disposent de 4,59 milliards de BIF. La Cour constitutionnelle bénéficie, quant à elle, d’une enveloppe de 930 millions de BIF.
Les ministères de la Communication et des Médias (24,968 milliards de BIF), de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (24,668 milliards de BIF) ainsi que du Travail, de la Fonction publique et de la Sécurité sociale (63,66 milliards de BIF) complètent cette répartition.
À travers cette ventilation budgétaire, le gouvernement affiche sa volonté de soutenir les secteurs sociaux, les investissements publics, la sécurité et la gouvernance, tout en assurant le fonctionnement des principales institutions de l’État au cours de l’exercice 2026-2027.