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Qui fixe le prix ?

Il est observé dans les jours-ci une montée des prix des produits de première nécessité  et de certains produits importés dans différents  marchés et dans les maisons de vente. Cette montée est alarmante à tel enseigne que le moindre coût de celle-ci est de 100 BIF. Les gens ne savent plus à quel saint se vouer. Les uns préfèrent se priver certains produits et s’approvisionner selon les capacités de leurs poches. N’ayant pas de choix, d’autres se rationnent une fois la journée ou pratiquent le « délestage » alimentaire. Au juste qui fixe les prix ?

 

En tout cas au vu de la situation qui prévaut actuellement dans le pays ce n’est pas la loi de l’offre et de la demande qui commande. Cela parce que le pouvoir d’achat du citoyen est tellement faible qu’il ne peut en aucun cas supporter cette flambée. Il n’y a pas de commune mesure. Les proportions sont inquiétantes. Les vendeurs fixent eux-mêmes les prix et rien n’empêche qu’ils peuvent spéculer. La question qu’on peut se poser est de savoir si réellement les vendeurs réalisent d’importants bénéfices lorsque les prix montent ? La logique veut que les ventes deviennent moins nombreuses. Toutefois, les prix doivent être régulés. Les instances habilitées devraient fixer les prix de certains produits sensibles et veiller à leur respect. L’obstacle souvent rencontré est que parmi ceux qui devraient stabiliser ces prix se trouvent les commerçants. J’estime que tel n’est pas le cas ici au Burundi. D’où une lueur d’espoir que dans un proche avenir les prix peuvent être revus à la baisse.

 

Pour y arriver, des mesures salutaires doivent être prises. La Banque centrale doit jouer pleinement son rôle. Elle doit continuer à intervenir sur le marché de change afin de garantir la valeur de la monnaie nationale. Ceux qui disposent des stocks peuvent être contraints à approvisionner les marchés tandis que les producteurs seraient encouragés à redoubler d’ardeur. Question d’émulation n’est-ce pas ! Le gouvernement peut également chercher à disponibiliser des stocks de produits de premières nécessités et, une fois que la flambée des prix persiste, il pourrait distribuer gratuitement ces produits. Une autre option est de créer un climat de confiance avec les bailleurs de fonds et les investisseurs qui vont venir nombreux dans le pays. Dans le cas contraire, se priver de certains produits, manger une fois par jour, pratiquer le « délestage » alimentaire ne résoudra le problème qu’à moitié et la suite peut être imaginée par tout un chacun en se référant à sa manière de survie.

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