L’éducation de qualité demeure une préoccupation des autorités. En ce sens, les différents acteurs du secteur de l’éducation se sont réunis au chef-lieu de la province Bururi. A l’issue de ces assises, un plan d’action pour atteindre une éducation de inclusive, de qualité et équitable a été validé. Les parents, élèves et enseignants s’en réjouissent et exigent des réponses concrètes aux défis qui minent ce secteur
Les directeurs provinciaux de l’enseignement, les procureurs de la République, les conseillers des gouverneurs et les organisations engagées dans la promotion de l’éducation de qualité des provinces de Bururi, Makamba et Rumonge se sont rencontrés le 16 avril 2021 au chef-lieu de la province Bururi pour échanger sur le plan d’action en vue d’atteindre leur objectif.
Léonidas Bandenzamaso, Gouverneur de la province de Bururi a demandé à l’auguste assemblée d’adopter des stratégies visant à rehausser le niveau de l’enseignement afin d’atteindre un développement durable. Il salue la contribution de certains membres de la diaspora natifs pour promouvoir une éducation de qualité. Ces derniers mènent des actions qui vont dans le sens d’appuyer l’éducation. A titre illustratif, précise Bandenzamaso les membres de la diaspora natifs de cette province ont fait un don d’environ 10.000 livres pour les élèves de l’école fondamentale et post fondamentale.
Pour promouvoir la lecture, les instituteurs devraient encourager les travaux de rédaction, la lecture des romans, des bandes dessinées, des contes-fables etc.
Les défis persistent
Lors des échanges, les participants ont constaté que plusieurs défis minent le secteur de l’éducation. Ce sont notamment les déperditions scolaires, les grossesses non désirées, les abandons scolaires, des lois lacunaires qui ne répriment pas assez les violences basées sur le genre commises en milieu scolaire, la démotivation des élèves suite au chômage et l’impact négatif du redéploiement des enseignants. Cassien Gashirahamwe, vice-président de la coalition «Bafashebige» demandé que les enfants vulnérables dont les handicapés, les albinos, les Batwa, les rapatriés, les bâtards, les rapatriés puissent avoir accès à l’école avec des infrastructures appropriées pour les enfants handicapés.
Une réunion trimestrielle pour évaluer les progrès
Cassien Gashirahamwe, vice-président de la coalition « Bafashebige » a indiqué que cette coalition va appuyer la mise en œuvre d’un plan d’action en facilitant la tenue des réunions trimestrielles qui viseront l’évaluation de la mise en œuvre de ce plan d’action.
En outre, la coalition «Bafashebige» s’engage à renforcer les capacités des différents acteurs pour bien mener les activités de lobbying et de plaidoyer.
Plus de rigueur dans l’encadrement des apprenants
N.A, un parent rencontré au chef-lieu de la commune Bururi salue cette initiative et demande surtout de mettre un accent particulier sur l’encadrement pédagogique des écoles et un accent particulier sur l’enseignement de la langue française dont la maitrise se détériore dans les écoles. A cet effet, Séverin Ndikumana, un enseignant retraité plaide pour l’intégration des exercices oraux notamment les dictées, les séances de dramatisation et de récitation pour développer les compétences linguistiques.
En ce qui concerne la lecture, les instituteurs devraient encourager les travaux de rédaction, la lecture des romans, des bandes dessinées, des contes-fables etc. Bref, tous les volets linguistiques sont à réintroduire dans les écoles pour rehausser le niveau du français au sein des écoles. Pour gagner le pari, le ministère de l’éducation a la lourde tâche d’équiper les bibliothèques scolaires avec des manuels et d’autres supports pédagogiques. Cet enseignant à la retraite demande aux confessions religieuses de mieux encadrer leurs écoles en collaboration avec les responsables de l’éducation au niveau provincial.
Echanges d’expérience
M. Ndikumana apprécie ce cadre de concertation et demande aux enseignants chevronnés à encadrer les novices dans le métier. Il a fait remarquer que certains enseignants plus expérimentés atteignent l’âge de la retraite. Pour ce faire, ces candidats à la retraite devraient être encouragés à encadrer les jeunes enseignants pour mieux dispenser les leçons.
D’après le gouverneur de la province de Bururi, une éducation de qualité est le grand investissement qui soit pour les enfants. Il en a profité pour remercier les écoles qui se démarquent dans la réussite au concours national et à l’examen d’Etat. Ainsi, le petit séminaire de Buta, l’école de référence de Matana et l’école Mgr Bernard Bududira obtiennent de meilleures notes dans les examens de certification. La coalition Bafashebige a déjà implanté ses antennes dans toutes les provinces du Burundi.