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Réorganisation administrative : Commune Mugere face aux défis de la transition

Trois mois après la mise en place du nouveau découpage administratif, plusieurs postes restent vacants dans les nouvelles communes. A Mugere, les anciens agents de la Mairie de Bujumbura attendent encore leur affectation. Le Secrétaire Exécutif Communal, Lénus Havyarimana, se veut rassurant, mais reconnait les défis liés à la réorganisation administrative. Entre manque de qualifications et réajustement des avantages, la transition s’annonce délicate.

La commune de Mugere a accueilli à elle seule environ 166 des anciens employés de la Mairie de Bujumbura.

Le pouvoir issu du nouveau découpage administratif est en place depuis maintenant trois mois. Après la nomination des gouverneurs, les Secrétaires Exécutifs Communaux (SEC) ont été désignés, suivis un mois plus tard par les administrateurs communaux. Peu après, quatre conseillers ont été installés, et une semaine plus tard, les onze chefs de département ont pris leurs fonctions. Toutefois, les chefs de service n’ont pas encore été nommés. « Nous gardons espoir qu’au cours du mois prochain, toute l’administration sera enfin complète, car plusieurs agents n’ont pas encore été affectés à leurs postes », confie Lénus Havyarimana, Secrétaire Exécutif Communal de Mugere.

Parmi les agents en attente d’affectation figurent les anciens employés de la Mairie de Bujumbura. Depuis que Bujumbura a perdu son statut de mairie pour devenir une province, ces agents ont été redistribués entre trois nouvelles communes: Mugere, Mukaza et Ntahangwa. La commune de Mugere a accueilli à elle seule environ 166 de ces agents.

« A ce jour, quinze d’entre eux ont été maintenus dans les anciens locaux de la mairie afin de continuer à gérer certaines données, notamment dans le service des archives, désormais à notre charge », précise M. Havyarimana. Il tient à préciser que le service d’archivage dans les locaux de l’ancienne Mairie de Bujumbura est désormais réparti entre les trois communes de la province de Bujumbura. Ainsi, lorsqu’un citoyen souhaite consulter un document d’archive, ce sont les agents de sa commune d’origine qui se chargent de la recherche dans les archives correspondantes.

En plus de ces archivistes, dix agents ont été affectés au service informatique, toujours basé dans les anciens locaux de la mairie. Leur mission est de gérer l’enregistrement et la production des données liées à l’impôt foncier pour les habitants de l’ancienne commune de Muha. Pour ce faire, ils utilisent le même logiciel que celui qui était en usage à la mairie.

L’affectation des anciens agents de la Mairie en suspens

Quant aux autres agents, leur affectation reste en suspens. « Nous allons essayer de leur trouver des postes disponibles dans les différentes zones », indique M. Havyarimana. Il cite notamment les zones de l’ancienne commune de Muha où plusieurs services comme l’état civil ou la perception des taxes manquent de personnel. Cependant, un obstacle de taille se dresse: de nombreux agents issus de la mairie de Bujumbura ne sont pas qualifiés pour les postes disponibles. « On y trouve environ une vingtaine de plantons et autant de veilleurs. Nous prévoyons d’affecter deux plantons et deux veilleurs par zone », explique-t-il.

Pour ces anciens agents, l’avenir dépendra aussi des décisions du conseil communal. « Si le conseil nous donne son feu vert la semaine prochaine, nous procéderons à leur affectation », assure-t-il. Mais il prévient: des changements sont à prévoir. « A la mairie, ils bénéficiaient de nombreux avantages. S’ils doivent être recrutés dans la nouvelle structure, ce sera selon les barèmes de la fonction publique.

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