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RIM et SBFIC se lèvent pour la promotion de la culture de l’épargne

Le Réseau des Institutions de Microfinances (RIM) en collaboration avec la Fondation Allemande des Caisses d’Epargne pour la Coopération Internationale (SBFIC)  a initié un programme de  mise en place des clubs d’éducation financière dans les écoles fondamentales. Plus de 160 écoles ont été déjà sélectionnées pour commencer les activités. C’est dans l’objectif d’inculquer aux jeunes la culture de l’épargne dès leur bas âge. Les apprenants et le ministère de tutelle s’en réjouissent

Le RIM en collaboration avec la SBFIC a procédé vendredi le 21 mai 2021 au lancement des clubs d’éducation financière dans les écoles fondamentales. Selon Marie Louise Kamikazi, secrétaire exécutive du RIM, c’est dans l’optique d’inculquer à la jeunesse la culture d’éducation financière.  Elle a  fait savoir que le RIM a commencé à sensibiliser les élèves des écoles fondamentales  sur l’éducation financière depuis 2014 dans 49 écoles.  Depuis cette même année,  elle a affirmé que les enfants  bénéficient des notions sur  l’épargne et ses atouts.  Dans l’optique de pérenniser ce programme, on a voulu couvrir toutes les écoles du pays, poursuit-elle. Maintenant, on y a ajouté 119 autres écoles fondamentales. Ces dernières ont été sélectionnées par le ministère de tutelle.

Marie Louise Kamikazi, secrétaire exécutive du RIM (5ème à droite): « C’est dans l’optique d’inculquer à la jeunesse la culture d’éducation financière ».

Plus de 160 écoles fondamentales déjà sélectionnées

Désormais, Kamikazi  fait remarquer que plus de 160 écoles fondamentales sont concernées par ce programme de clubs d’éducation financière.  Les IMFs vont y affecter leurs agents marketing pour former les élèves sur ce programme.  Le RIM appuyé par la SBFIC va  doter ces écoles de manuels de formation. On va aussi leur donner des dépliants, des stylos, des fardes, etc  pour la bonne marche des activités de ces clubs d’éducation financière, ajoute-t-elle.   Selon Kamikazi, épargner ne demande pas beaucoup d’argent. Il suffit  seulement d’en faire une priorité.  C’est juste un changement de mentalités.  «Nous savons que les enfants ont accès à l’argent d’une façon ou d’une autre.  Les  parents leur donnent de l’argent pour se payer des limonades, des bonbons, des biscuits, etc et il y a des reliquats.  Nous voulons qu’ils aient ce reflexe d’épargner le surplus.  Qu’ils ne pensent pas que l’argent qu’ils ont dans leurs poches est à gaspiller», laisse entendre Kamikazi.

Cet appel est aussi lancé à l’ endroit des enfants de l’intérieur du pays.  Kamikazi  fait savoir qu’ils réalisent de petites activités génératrices de revenus. Il s’agit entre autres de l’élevage des poules. Ils vont aussi dans les champs pour le ramassage  des graines de maïs et de petit pois pendant la période de récolte, etc. Selon elle, tout l’argent qu’ils en tirent n’est pas à dilapider.   Avec les formations sur l’éducation financière, Kamikazi souligne que l’enfant va se rendre compte qu’épargner est une nécessité.

Les enfants ne vont pas développer le vol dans les ménages

Pour ceux qui croient que ce programme va inciter les élèves à développer  de mauvaises attitudes comme le vol dans les ménages, Kamikazi   les tranquillise. «Cela ne va pas leur permettre de fouiller dans les sacs à mains de leurs parents pour  spolier l’argent.  C’est plutôt le contraire. Notre mission est de leur inculquer la culture de l’épargne dès leur bas âge», renchérit-elle. Lors de ces formations, on leur dit que l’argent à épargner n’est pas  l’argent mal acquis.  Elle demande aux parents d’accompagner leurs enfants dans ce programme pour gagner le pari.

Les élèves des écoles comme les Lierres, les Pépins, la Colombière qui se entretenus avec Burundi Eco s’en réjouissent.  «Les IMFs  appuyées par SBFIC sont en train de nous former sur l’éducation financière.  Avec ces formations, nous nous sommes rendu compte qu’épargner présente des atouts incommensurables. L’épargne nous permet d’être éligible au crédit pour initier des activités génératrices de revenus, construire des maisons, etc.», affirment-ils.

Le ministère de tutelle ravi

Frédéric Bangirinama, secrétaire permanent au ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique en  est ravi. Selon lui, ce programme va contribuer à l’accroissement du taux d’inclusion financière.  Nous savons qu’il y a encore des gens qui recourent à la thésaurisation pour conserver leur argent.  Par conséquent,  cet argent n’est pas sécurisé.  Il est exposé au risque de vol. De plus, les économies ne cessent d’être gaspillées. Avec ce programme, il espère qu’on va inverser la tendance.   Avec l’épargne, il devient facile de décrocher un crédit pour réaliser un projet de développement.  Et d’ajouter que  la bonne opérationnalisation des clubs d’éducation financière  va apporter une valeur ajoutée au programme d’entrepreneuriat qui  été initié dans les écoles.

Notons que le RIM s’est inspiré du modèle de l’Allemagne pour initier ce programme de clubs d’éducation financière. Dans ce pays de l’Europe, on inculque aux jeunes la culture de l’épargne depuis l’école primaire.

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