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Rumonge : Le ministère devrait suivre de près le fonctionnement des écoles privées

L’école privée «Sun rise school» a été fermée pour non agrément. Les parents sont dans la tourmente et ne savent pas où placer leurs enfants.  Ils demandent au ministère ayant l’éducation dans ses attributions de faire connaitre les écoles privées fermées pour éviter la désorientation des parents 

C’est par ordonnance ministérielle que l’école privée «Sun rise school» a été fermée sur décision du ministère ayant l’éducation dans ses attributions, a indiqué Rémy Ndayikengurukiye, directeur communal de l’éducation à Rumonge.

Il fait savoir que l’école a été fermée parce qu’elle n’était pas été encore agréée par le ministère de tutelle malgré de multiples avertissements. Les responsables de cette école sont tenus de se conformer à la loi. Par après, le ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique qui ordonnera sa réouverture.

Les parents désorientés

Un des parents se dit désorienté car il ne sait pas où ces enfants vont étudier. « Nous n’avons pas été avertis à temps que l’école sera fermée », déplore-t-il.

Il indique que leurs enfants sont pour le moment dans la rue et qu’ils ne savent plus où les caser pour poursuivre leurs études. « Le directeur communal de l’éducation devrait autoriser les enfants à fréquenter les écoles publiques ou privées et vice versa », suggère-t-il.

Les parents saluent l’implantation des écoles privées qui participent au désengorgement des salles de classe, mais demandent au ministère de suivre de près le fonctionnement de ces écoles privées.

D’ailleurs, les parents ne sont pas responsables de cette situation malheureuse. Ce sont les élèves qui en paient un lourd tribut.  Certains parents indiquent que   c’est incompréhensible qu’une école qui vient de passer huit ans à formant la jeunesse Burundaise puisse passer toute cette période sans agrément alors que les responsables scolaires y opéreraient régulièrement des inspections.

L’école « Sun rise school » était une école fondamentale privée et allait jusqu’en 8ème année, selon le responsable de cette école. Celui-ci demande au ministère de l’Education Nationale de lui accorder un délai de grâce pour se conformer à la loi. Ce responsable indique que cette école dispensait un enseignement de qualité car, pour cette année scolaire passée, trois élèves de la 6ème année ont réussi l’examen d’excellence.

A la croisée des chemins !

Les responsables de l’école « Sun rise school » souligne aussi que certains parents avaient déjà payé les frais d’inscription pour leurs enfants. Pour le moment, ces parents sont à la croisée des chemins et ne savent pas encore si l’école va rouvrir ou pas.

Les parents demandent que le ministère puisse rendre public la loi qui régit les écoles privées pour éviter les multiples désorientations des parents et des élèves. « Le ministère devrait faire connaitre quelques semaines avant la rentrée scolaire les écoles privées qui sont autorisées à accueillir les nouveaux élèves », insistent-ils.

Une nouvelle école privée voit le jour 

Le complexe scolaire Sheick Hamdani de Gatete en commune de Rumonge a ouvert ses portes avec cette rentrée scolaire. Il dispose de trois filières de formation, à savoir : la section économique, La biochimie et les sciences de la terre ainsi que la 7ème année de l’école fondamentale, a indiqué le directeur de cette école.

Cette école a été mise en place par la fondation Al Marktoum de Dubai   pour appuyer les efforts du gouvernement en matière d’éducation et surtout promouvoir une éducation de qualité. Il précise que les élèves ne paieront pas le minerval et que l’école dispose d’un personnel enseignant, administratif et d’un personnel d’appui permanent.

L’école est dotée d’une bibliothèque et d’un laboratoire très équipé afin de dispenser un enseignement de qualité.

Une initiative salutaire

Les parents saluent l’implantation des écoles privées qui participent au désengorgement des salles de classe, mais demandent au ministère de suivre de près le fonctionnement de ces écoles privées. « Il ne faut plus permettre aux écoles-boutiques dont les responsables font du business en lieu et place d’une la formation de qualité d’ouvrir ».

Les ONGs qui œuvrent dans le domaine de l’éducation devraient travailler en collaboration avec le ministère de l’Education Nationale pour rehausser la qualité de l’enseignement, car le niveau a énormément baissé au niveau des écoles.

Les élèves demandent au ministère de renforcer l’enseignement technique et professionnel, car bon nombre d’élèves qui terminent le cycle fondamental s’orientent dans les écoles techniques et professionnelles pour maximiser les chances de décrocher un emploi.

Les centres d’enseignements de métiers et les centres de formation professionnelle devraient être équipés en matériel didactique et avoir un personnel enseignant compétent pour préparer un bon avenir pour la jeunesse Burundaise, indiquent certains parents.

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