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Rupture du stock de carburant : Plus jamais ça !

Alors que mardi le 12 juillet 2016 tous les intervenants dans le secteur du de carburant s’étaient réunis pour étudier le « Plus jamais la rupture du stock carburant », la détection des responsables de cette rupture n’est pas facile. Les gestionnaires des stations-services accusent les importateurs de carburant de ne pas les approvisionner à temps. Les importateurs, à leur tour, jettent le tort à la pénurie des devises, au favoritisme à l’endroit des sociétés importatrices de carburant et à une multitude de factures impayées qui font qu’ils perdent confiance en leurs fournisseurs. L’administration affirme que les entrepôts de carburant sont pleins et qu’il n’y a pas de pénurie de devises. Elle évoque plutôt la problématique des contrats conclus entre les importateurs de carburant et les gestionnaires des stations-services qui comportent certains écueils. Elle n’oublie pas de dénoncer la complicité des gestionnaires des stations-services et des fraudeurs de ce produit. Finalement à qui incombe la responsabilité de cette rupture de stock qui s’observe souvent dans le pays ? Dieu seul le sait ! Pourtant quand ce secteur dort, c’est tout le pays qui somnole. Mais osons le dire, le secteur carburant est une vache laitière pour pas mal de personnes. C’est compréhensible que spéculation ou corruption y prenne racine pour l’intérêt d’un individu. Ce qui est blessant c’est que le bouc émissaire est celui qui a peu de moyens. La préoccupation permanente devrait donc être le financement de l’approvisionnement de stock carburant. L’absence de cette préoccupation serait un signe éloquent de l’effondrement de l’économie du pays du simple fait que sans énergie on ne peut rien entreprendre. Heureusement que la préoccupation est là. Mais comme le cercle est vissé dans la rupture du stock de carburant, vaut mieux mettre en place, comme on l’a fait dans d’autres secteurs, une Commission Nation de Gestion du Stock Carburant afin de suivre de près ce secteur. En attendant, les gestionnaires des stations-services doivent négocier des contrats qui leur sont favorables prévoyant des délais courts de livraison car la faiblesse remarquée généralement chez les hommes d’affaires burundais consiste en la faible capacité de négocier les délais et aux retards enregistrés dans la livraison du carburant. L’autorité monétaire à son tour doit disponibiliser les devises afin de faciliter la tâche aux importateurs de carburant.

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