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Site Sobel : L’eau potable, une denrée rarissime

Trouver de l’eau potable au site Sobel n’est pas chose facile. Les sinistrés des zones Gatumba et Rukaramu habitant estimés à plus de 10 300 habitant cet endroit lancent un cri d’alerte. Parce qu’ils sont nombreux, ils demandent au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers  d’augmenter la quantité d’eau leur réservée. Sinon, ils craignent d’être attaqués par les maladies des mains sales

Lundi le 14 juin 2021, un reporter de Burundi Eco a effectué une visite au site des sinistrés de Gatumba et de Rukaramu dénommé Sobel situé dans la zone Maramvya de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura.  A l’intérieur de ce site, des milliers de gens s’y observent.  La détresse se lit sur leurs visages. Les uns s’asseyent ensemble devant leurs maisonnettes construites en tentes où hommes et femmes se côtoient et échangent  gentiment.  C’est comme s’ils étaient en réunion.  D’autres et surtout les femmes, s’occupent de la lessive des habits et de la cuisson des aliments.

Dans un entretien avec certains sinistrés, il est ressorti que trouver de l’eau potable au site Sobel n’est pas chose facile. Les sinistrés des zones Gatumba et Rukaramu habitant cet endroit lancent un cri d’alerte.  «L’eau est insuffisante suite à  un grand effectif des sinistrés qui en éprouve le besoin», s’inquiète Jeannine Niyonkuru, une des sinistrées de Gatumba.  Selon elle, les  sinistrés ont besoin d’une quantité non négligeable d’eau destinée à la cuisson des aliments et à la propreté du site. «Nous avons des difficultés pour faire la lessive, la vaisselle et pour prendre une douche», s’inquiète-t-elle.  Jusqu’à maintenant, ils se bousculent  pour s’approvisionner  en cette denrée de première nécessité.

Trouver de l’eau potable dans le site Sobel n’est pas chose facile.

La gestion des menstruations devient difficile

Maman Chadia rencontrée à ce même site n’y va pas par quatre chemins.  Les femmes ont tellement  besoin de beaucoup d’eau, surtout pendant la période des menstruations. Une grande majorité de ces dernières utilisent des morceaux de pagnes suite au manque de serviettes hygiéniques. Pour cela, elles ont toujours besoin d’eau pour les laver.   Elles demandent au gouvernement et à ses partenaires techniques et financiers de trouver une solution urgente à cette problématique.  Sinon, elles craignent d’être attaquées par les maladies des mains sales.   

Qu’attend l’AHAMR ?

Alain Jimmy Igiraneza, président du site Sobel laisse entendre que l’eau qu’on utilise dans ce site est obtenue grâce à la technique de forage. Et d’ajouter que la Croix Rouge du Burundi leur fournit une certaine quantité. Pourtant, il affirme que le défi lié à l’insuffisante de l’eau potable au site Sobel reste une réalité. «L’Agence Burundaise de Hydraulique et de l’Assainissement en Milieu Rural (AHAMR) nous avait promis d’augmenter la quantité d’eau potable destinée aux sinistrés vivant dans ce site, mais en vain jusqu’à maintenant», fait remarquer Igiraneza.

Selon toujours lui, lorsque les sinistrés étaient estimés à 220 ménages, on utilisait autour de 30 000 l par jour. Actuellement, avec le récent phénomène des inondations apparu le 13 mai 2021 qui a fait que plus de 10 332 personnes dont 7791 en provenance de Gatumba et 2541 en provenance de Rukaramu quittent leurs quartiers, cette quantité d’eau potable devrait  au moins être triplée pour essayer de satisfaire une grande majorité de ces sinistrés.

Notons que la zone de Maramvya est déjà confrontée à la pénurie d’eau potable. Pendant la journée, Igiraneza indique que c’est devenu une habitude que l’eau  potable se rarefie dans cette localité.

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