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« Soyons plus responsable ! »

Rien n’est regrettable que de faire du bien à ceux que nous avons dénommé les « sans merci ! ». Vous allez vous demander pourquoi une phrase si choquante a sa raison d’être. Le terme adéquat nous a échappé pour les qualifier. Peut-on les appeler des insouciants, des indifférents ou des irresponsables ? Qui sont-ils ? Ce sont ces gens là qui ne ménagent aucun effort pour rendre les rues et avenues obscures du centre-ville de Bujumbura. Cela au vu des bénéficiaires qui, nous supposons, en deviennent complices. Il n’y a longtemps que les rues et avenues du centre-ville étaient presque tous électrifiés.

Pourtant des gens de mauvaise foi ont profité de la crise pour tout détruire au profit de leurs maigres intérêts. Ce qui n’a pas entamé les efforts du gouvernement. Celui-ci, en collaboration avec les partenaires ont éclairé vers les années 2012 certaines rues et boulevards de la capitale grâce aux plaques photovoltaïques. Un effort qui a duré le temps de la rosée. Ce système a été mis à rude épreuve avant même que la mairie qui devait le suivre n’en fasse suite.  Ce qui favorise la recrudescence du banditisme. Aujourd’hui, dans le cœur des usagers de ces rues et boulevards, la nostalgie de la lumière est là.

C’est honteux que bon nombre de poteaux électriques (installés devant les bureaux de l’administration ou de la police,…) soient là sans plaques photovoltaïques et d’autres renversés par les véhicules. Les voleurs de ces plaques n’ont même pas hésité à déterrer les batteries accumulatrices qui permettaient à ces plaques de bien fonctionner. Heureusement qu’au mois d’avril 2016, le ministre de l’Energie et des Mines, Côme Manirakiza a promis la poursuite de l’exploitation de l’énergie solaire en mairie de Bujumbura malgré ces actes ignobles. Mais où va s’arrêter cette gentillesse du gouvernement ? Faire du bien au « sans merci ! ».

Ailleurs dans d’autres pays, lorsqu’un poteau est cogné et que le responsable meurt avant sa réhabilitation, c’est la famille qui paie. Et les sanctions sont plus sévères. Ce qui peut être appliqué dans notre pays pour limiter les dégâts. Acclamons quand même cette initiative d’être toujours près des siens qui ne cesse de se faire remarquer. En témoigne la signature de l’ordonnance ministérielle n°540/245/ du 16 février 2016 portant modalités d’application de certaines dispositions de la loi n°1/12 du 29 juillet 2013 portant révision de la loi n°1/02 du 17 février 2009 portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Les articles 1 et 2 de cette ordonnance stipulent  que les biens et services importés ou achetés localement au Burundi par les organismes d’assistance, signataires des accords bilatéraux ou multilatéraux avec le Burundi sont exonérés de la TVA, les biens et services importés par les organismes et les projets spécifiés à l’article premier de l’ordonnance n’acquittent pas la TVA au titre d’acompte à l’importation. Que les ONGs ne deviennent donc pas des « sans merci » face cette facilité.

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