La FNASSEB demande de patienter avant de suspendre temporairement les classes qui ne totalisent pas au moins 25 élèves dans les écoles fondamentales et au moins 15 élèves dans les écoles post fondamentales. C’est pour ne pas aggraver la situation.
Antoine Manuma, président de la FNASSEB ꓽ «Le fait de ne pas tenir compte de la carte scolaire pour implanter les écoles fait qu’on observe un faible taux d’apprenants dans certaines écoles».
Toute classe qui ne totalise pas au moins 25 apprenants sera suspendue temporairement au cours de l’année scolaire 2026‐2027 à l’école fondamentale. C’est de même pour une classe qui n’a pas au moins 15 apprenants à l’école post fondamentale.
Cela a été précisé par François Havyarimana, ministre en charge de l’éducation le 25 juin 2026. Il fait savoir que les élèves touchés par cette mesure seront affectés dans les autres écoles situées dans la direction communale de l’éducation de leur ressort.
Et d’ajouter que cela rentre dans l’objectif de bien organiser le système d’enseignement, le personnel et les matériels didactiques.
Antoine Manuma, président de la Fédération nationale des syndicats du secteur de l’enseignement et de l’éducation au Burundi (Fnasseb) demande au gouvernement à travers le ministère en charge de l’éducation de ne pas se précipiter dans la mise en œuvre de cette mesure, car il y a des risques liés aux conséquences néfastes pouvant affecter les apprenants et les enseignants qui seront délocalisés suite à cette mesure.
Ils vont effectuer un long trajet pour arriver à l’école. Ce qui peut occasionner des abandons scolaires.
Diminution des élèves dans les écoles, pourquoi ?
Selon lui, ce qui est urgent est de penser à ce qui est à l’origine de cette situation et trouver des solutions y relatives.
Ce syndicaliste explique que le fait de ne pas tenir compte de la carte scolaire pour implanter les écoles fait qu’on observe un faible taux d’apprenants dans certaines écoles. On crée des écoles dans des localités qui disposent de peu de ménages, car il y a de hautes personnalités provenant de ces dernières qui plaident pour la construction des écoles dans leurs zones d’origine.
De plus, il s’observe beaucoup d’abandons scolaires dans les troisièmes et quatrièmes cycles pour plusieurs raisons.
C’est de même au post fondamental. On ne tient pas compte des résultats des élèves pour les orienter dans le cycle post fondamental. Cela fait que certains soient orientés dans des sections qu’ils ne maîtrisent pas et finissent par échouer.
La Fnasseb demande alors d’user de plus de prudence dans la mise en œuvre de cette mesure pour ne pas aggraver la situation.