Il s’observe un léger mieux dans le secteur du transport pour ceux qui se déplacent vers l’intérieur du pays. Les bus sont disponibles. Le ticket de transport a diminué dans les agences de voyage situées au marché de Cotebu dans la ville de Bujumbura. Les passagers sont ravis et demandent à l’Etat de rendre disponible le carburant pour mettre fin à la spéculation observée dans la fixation du ticket de transport.
Il s’observe un léger mieux dans le secteur du transport pour ceux qui se déplacent vers l’intérieur du pays.
Nous sommes mercredi le 12 novembre 2025 au marché communément appelé Cotebu précisément là où se situent les agences de voyage. Vers 8h 00 du matin, les passagers entrent dans les bureaux des agences de voyage pour acheter des tickets de transport qui leur permettent de se déplacer vers l’intérieur du pays.
Et pas mal de bus de type Coaster sont garés sur le parking. Les clients entrent un à un dans les bus. Dans l’allégresse totale, ils indiquent qu’il y a un léger mieux pour ceux qui prennent les bus à destination de l’intérieur du pays, car le ticket a été revu à la baisse.
Il est fixé à 12 000 FBu pour ceux qui empruntent le trajet Bujumbura-Gitega, à 15 000 FBu pour le trajet Bujumbura-Ngozi et à 20 000 FBu pour respectivement les trajets Bujumbura-Cankuzo, Bujumbura-Kirundo et Bujumbura-Muyinga.
La situation était dramatique auparavant
Auparavent, la situation était dramatique, déplorent les passagers. Le ticket était très élevé. On payait même plus de 20 000 FBu pour se déplacer jusqu’ au chef-lieu de la province Gitega et plus de 30 000 FBu pour se déplacer jusqu’aux Chefs-lieux des provinces Muyinga, Cankuzo et Kirundo, arguent-ils. Le pire est qu’il n’était même pas facile de trouver le bus suite au manque de carburant.
Tout n’est pas rose
Pourtant, tout n’est pas rose. Ceux qui se déplacent vers les chefs-lieux des anciennes provinces telles que Muramvya et Kayanza se lamentent du fait qu’ils paient le même ticket que les passagers qui se dirigent vers Ngozi et Gitega.
De plus, le ticket de transport fixé par les conducteurs des véhicules de type Probox et Hiace reste élevé. Celui qui souhaite aller au chef-lieu de la commune Isare paie par exemple un ticket de 10 000 FBu contre moins de 5 000 FBu auparavant.
Pénurie du carburant, l’origine de la spéculation
Les usagers des véhicules de transport rémunéré des personnes expliquent que cela est lié à la pénurie du carburant.
Sur la question du non respect des tickets de transport fixés par l’Etat, ces derniers expliquent que c’est parce que le carburant n’est pas toujours disponible. Et cela fait qu’ils ne sont pas servis comme ils le souhaitent.
Les passagers demandent au gouvernement du Burundi d’approvisionner les stations-service en carburant pour que le transport rémunéré des personnes et des marchandises soit effectif. La disponibilité du carburant est une condition sinequanone de la maîtrise de la spéculation sur la fixation du ticket de transport, soulignent les passagers.
Notons que cela s’observe au moment où le Chef de l’Etat a précisé que le carburant est actuellement disponible et a invité les responsables des stations-service à s’approvisionner à la S0PEBU pour enfin servir le peuple Burundais.