Depuis le début de l’année 2026, les travaux d’aménagement et de modernisation du poste frontalier de Gatumba débuteront pour un coût estimé à quatre-vingt-dix millions USD, financés par la Banque mondiale (BM). Le lancement officiel de ces travaux a eu lieu à Gatumba dans la province de Bujumbura vendredi le 5 décembre 2025, dans le cadre du Projet de Facilitation du Commerce et de l’Intégration dans les Grands Lacs (PFCIGL).
Le poste frontalier de Gatumba est conçu selon le principe de l’arrêt unique et du contrôle juxtaposé.
Selon Babacar Sedikh Faye, directeur pays de la BM au Burundi, ce poste frontalier, qui desservira le Burundi et la République Démocratique du Congo (RDC), rapprochera davantage les deux pays et contribuera à lever les contraintes liées au commerce transfrontalier, favorisant ainsi l’intégration économique dans la région.
« Le poste frontalier de Gatumba est conçu pour être pérenne et inclusif, c’est-à-dire qu’il prendra en compte les besoins de tous les usagers, en particulier ceux des petits commerçants transfrontaliers et des femmes qui jouent un rôle essentiel dans les échanges locaux », déclare-t-il.
Babacar Sedikh Faye souligne également que le poste frontalier de Gatumba vient répondre aux défis identifiés pour valoriser les provinces frontalières, notamment la réduction des délais de passage pour les transporteurs, les commerçants et les voyageurs ainsi que la diminution des coûts qui pèsent lourdement sur les petites entreprises et les chaînes de valeur locales. Il signale que le projet permettra aussi d’accélérer les échanges formels grâce à des procédures harmonisées et à une meilleure coordination.
Faciliter les échanges et améliorer le commerce
Dr Martin Ndayizeye, secrétaire permanent au ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme indique que le développement de ce projet vise à faciliter les échanges et à améliorer la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées. Il cible principalement les petits commerçants, en particulier les femmes, dans les régions frontalières de la région des Grands Lacs.
Pour lui, ce projet répond aux défis liés à la faiblesse des infrastructures et au manque d’installations appropriées pour la collecte, le groupage, le conditionnement, l’étiquetage et le stockage des marchandises destinées au commerce.
« Ce poste frontalier permettra de mieux préserver les produits qui se détérioraient auparavant en cours de route. Le conditionnement prévu ici facilitera le passage transfrontalier des produits jusque-là difficiles à conserver, lesquels pourront désormais être commercialisés tout en restant frais », précise-t-il.
Le poste frontalier de Gatumba est conçu selon le principe de l’arrêt unique et du contrôle juxtaposé. La durée des travaux est estimée à deux ans et ceux-ci débuteront le 1ᵉʳ janvier 2026. Il sera équipé d’installations telles que des caméras de surveillance et des scanners pour les personnes et les véhicules…