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Ventre affamé n’a point d’oreille

Le secteur éducatif préoccupe le gouvernement du Burundi. La raison est qu’il a initié d’autres réformes visant la promotion de la qualité de l’enseignement. Apparemment, on souhaite revenir sur l’ancien système d’apprentissage pour booster le secteur.

La restauration est de retour à l’Université du Burundi. Il a été même annoncé la réintroduction de la classe de 10ème. Des formations pour les enseignants sont prévues sans oublier la mise en place de nouveaux manuels pédagogiques adaptes au contexte actuel.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Pourtant, la mauvaise qualité des prestations qui s’observe dans le secteur éducatif qui a un impact négatif sur la compétence des apprenants s’observe même dans d’autres secteurs de la vie du pays.

La raison principale de cette situation évoquée par la société civile, les syndicalistes, etc est la cherté de la vie. Le salaire qu’ils perçoivent pour le moment est insignifiant, car il ne leur permet pas de joindre les deux bouts du mois comme auparavant.

Ils sont alors pour le moment démotivés. Certains préfèrent même abandonner leur travail pour s’orienter dans d’autres carrières plus rémunératrices.

Le gouvernement devrait alors chercher une solution efficace au nœud du problème, car la situation est catastrophique. Il devrait savoir que le pays a besoin des enseignants qui forment ses enfants, leaders de demain.

Il a aussi besoin de médecins qui s’occupent de la santé de la population, des magistrats qui s’occupent de la justice, des militaires et des policiers qui s’occupent de la sécurité de la population, etc.

Le gouvernement devrait s’occuper de l’amélioration de leurs conditions de vie, car ce sont ces derniers qui vont prendre le devant pour permettre au pays d’atteindre la vision 2040 ‐2060.

Les stratégies sont légion. La première est de revoir à la hausse leurs salaires. Dire que le pays n’a pas les moyens pour le faire n’est pas une explication convaincante.

Plutôt, il faut voir comment partager les ressources publiques dans l’équité. Pour y parvenir, il faut combattre avec énergie la corruption et les spoliateurs des biens publics d’amont en aval.

La deuxième stratégie est de faire tout son possible pour maîtriser l’inflation, car avec une forte inflation comme la nôtre, l’argent perd sa valeur. Le pouvoir d’achat s’effrite. Le peuple se retrouve alors dans une incapacité de se prendre en charge.

Sinon, tous les autres efforts fournis pour promouvoir la qualité des services dans tous les secteurs de la vie du pays risquent d’être voués à l’échec, car ventre affamé n’a point d’oreille.

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